CORONAVIRUS

Le Conseil national de sécurité se réunira à le 15 juillet, le pays se dit prêt en cas de deuxième vague

Le Conseil national de sécurité se réunira à le 15 juillet, le pays se dit prêt en cas de deuxième vague

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Le Conseil national de sécurité (CNS) se réunira une nouvelle fois mercredi prochain pour examiner les mesures à prendre afin de lutter contre la pandémie de coronavirus, dont l’éventuelle obligation du port d’un masque en magasin, a appris jeudi l’agence Belga de bonne source.

Les principaux ministres du gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées pourraient notamment se prononcer sur le port obligatoire d’un masque dans les magasins, une mesure préconisée par le Conseil supérieur de la Santé.

Lors de sa dernière réunion, le 24 juin dernier, le CNS avait décidé de nouvelles mesures d’assouplissement du confinement, qui sont entrées pour la plupart en vigueur le 1er juillet.

Depuis lors, la moyenne journalière des nouvelles contaminations sur sept jours au Covid-19 a d’abord reculé, avant de se stabiliser puis de légèrement repartir à la hausse. Entre le 29 juin et le 5 juillet, la moyenne des nouvelles contaminations s’est ainsi établie à 86 par jour, en très légère hausse par rapport à celle des sept jours précédents (85,4), selon les chiffres actualisés jeudi de l’Institut de santé publique Sciensano.

La prochaine réunion du Conseil national de sécurité a été fixée au mercredi 15 juillet.

«Je serais très surpris que l’éventuelle obligation de porter un masque buccal lors de visites dans des magasins ne soit pas à l’ordre du jour», a indiqué une bonne source.

Pour le moment, le port d’un masque buccal lors de courses n’est que fortement recommandé. «Mais cela n’a pas beaucoup de sens de formuler des conseils qui ne sont pas suivis d’effet», a ajouté cette source.

Il faudrait une décision du CSN pour appliquer la recommandation du Conseil supérieur de la Santé (CSS).

Celui-ci a rappelé que des recommandations ont déjà été édictées pour rendre le port du masque obligatoire dans certaines circonstances, comme les transports en commun.

Mais pour le CSS, il serait judicieux de faire de même dans les magasins afin de «protéger la population contre le comportement parfois inadapté de certaines personnes peu soucieuses de se protéger et de protéger les autres».

Sophie Wilmès nie toute impréparation en cas de deuxième vague

La Première ministre Sophie Wilmès (MR) a rappelé jeudi à la Chambre les différentes mesures prises afin d’éviter une seconde vague de l’épidémie de coronavirus (Covid-19), niant ainsi toute impréparation des autorités belges en la matière.

Sophie Wilmès était soumise à un feu nourri de questions de la part de députés de l’opposition. Ceux-ci ont fustigé les tergiversations de l’exécutif sur la question du port du masque dans les magasins ou encore sur les retours de voyages à l’étranger.

«J’ai interrogé la ministre de la Santé (Maggie De Block, Open Vld) à quatre reprises», a pointé la députée Sophie Rohonyi (DéFI). «Et je n’ai jamais obtenu de réponses. Votre rôle, c’est d’encadrer ces vacances.» «On a manqué d’anticipation», a renchéri Patrick Prévot (PS). «On n’a rien retenu des retours de vacances du carnaval. C’est le boxon», a ajouté Catherine Fonck (cdH). Sofie Merckx (PTB) a enfin dénoncé le «sketch du retour des vacances», se demandant pourquoi l’exécutif n’avait pas pris en considération la recommandation du groupe d’experts chargé du déconfinement (Gees) à propos de l’élaboration d’avis de voyages.

La Première ministre a indiqué vouloir «faire la part des choses». «J’en entends certains qui plaident pour faire attention à une deuxième vague et qui, en même temps, veulent retrouver toutes nos libertés», a-t-elle pointé.

Sur la question de retours de voyages à l’étranger, la Première ministre a rappelé le principe des codes couleur décidé mercredi, ajoutant que la carte publiée sur le site des Affaires étrangères serait «mise à jour aujourd’hui (jeudi)». «Les voyageurs qui rentrent de ces zones (rouges) sont considérés à risque. ils devront être testés et la quarantaine leur sera imposée. Un certificat médical leur donnera accès à un chômage temporaire ou droit passerelle.» Elle a en outre rappelé que la Belgique n’avait ouvert ses frontières qu’avec 31 pays.

Sur le port du masque dans les magasins, «les experts du Gees travaillent à la question», a-t-elle assuré. «Le prochain Conseil national de Sécurité aura lieu mercredi prochain. D’ici là, le dernier avis reste d’application. Mais je suis certaine qu’ils prendront en compte l’avis du Conseil supérieur de la Santé», qui réclame le port de ce masque.

Sophie Wilmès a enfin rappelé que, fin août, une réserve de 200 millions de masques chirurgicaux et 33 millions de masques FFP2 sera disponible, «c’est le double de ce dont nous avons eu besoin lors de la première vague».

«La complexité du pays nous freine», a-t-elle toutefois admis. «La difficulté est là, mais nous avons bien l’intention de continuer à travailler ensemble.»