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VIDÉO | Notre-Dame: «large consensus» pour une reconstruction de la flèche «à l’identique»

VIDÉO | Notre-Dame: «large consensus» pour une reconstruction de la flèche «à l’identique»

AFP

La nouvelle ministre française de la Culture Roselyne Bachelot a estimé qu’un «large consensus» existait pour reconstruire «à l’identique» la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors qu’une commission consultative se réunit ce jeudi sur ce sujet.

Il apparaît «qu’un large consensus se dégage dans l’opinion publique et (chez) les décideurs – puisque à la fin, ce sera, je pense, le président de la République (Emmanuel Macron) qui va trancher – pour la reconstruction à l’identique», a-t-elle déclaré sur la radio France Inter, ajoutant que «c’est toujours difficile de dire + à l’identique + exactement, mais dans l’esprit de la flèche».

Un organisme réunissant des élus, des experts et les architectes du chantier doit évoquer ce jeudi les modalités de reconstruction de Notre-Dame, monument gothique mondialement connu et dont les images du toit embrasé par un incendie en avril 2019 avaient fait le tour de la planète.

«Trois dossiers» sont à examiner: la charpente, le toit et la flèche, a rappelé la ministre.

La question d’une reconstruction à l’identique de la flèche, sur les plans détaillés laissés par l’architecte Viollet-le-Duc, ou à l’inverse en incluant un geste architectural contemporain, comme évoqué par l’exécutif peu de temps après l’incendie géant, fait débat depuis des mois.

L’architecte en chef Philippe Villeneuve, meilleur connaisseur de la cathédrale, est nettement hostile à cette deuxième option, qui prendrait en outre bien plus de temps.

Repoussé en raison du confinement, le délicat démontage de l’échafaudage qui entoure Notre-Dame, déformé et soudé par la chaleur de l’incendie, sera achevé «au plus tard fin septembre», a assuré il y a une semaine le général Jean-Louis Georgelin, président de l’Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale.

Ce démontage conditionne la possibilité de démarrer la restauration proprement dite de Notre-Dame, que le président Macron souhaite voir reconstruite dans un délai de cinq ans.