BRUXELLES

Le bengal, ce chat au look de panthère, est désormais autorisé à Bruxelles

Le bengal, ce chat au look de panthère, est désormais autorisé à Bruxelles

Le chat bengal, à la robe tacheté semblable à celle de la panthère, fait partie des races hybrides les plus fréquentes en Belgique. seregraff – stock.adobe.com

Le chat bengal, croisement du chat domestique avec le chat-léopard sauvage d’Asie, est désormais autorisé à Bruxelles. Mais pas sous n’importe quelle condition.

Les chats hybrides ne sont pas autorisés à Bruxelles. La Région fait désormais une exception pour le fameux chat bengal. Mais pas à n’importe quelle condition: il faut attendre la cinquième génération. C’est ce qu’a décidé le Gouvernement bruxellois sur base d’une proposition de son Ministre du Bien-Être animal Bernard Clerfayt (DéFI).

Le chat bengal n’est pas issu de la région indienne dont il porte le nom mais bien des États-Unis. C’est là que les croisements successifs ont permis la naissance de cet animal bien particulier qui, bien qu’ayant le caractère du chat domestique, conserve l’apparence tachetée du chat-léopard sauvage. Ce petit félin asiatique se rencontre au Bangladesh, en Afghanistan, en Birmanie, en Chine ou encore en Inde, et plus généralement dans tout le sud-est de l’Asie. Le travail des chercheurs américains, qui remonte aux années 60, a permis d’observer un caractère domestique dès la 4e génération d’animaux. Les élevages de bengals ont ainsi démarré dans les années 90 en Europe.

«Pas adaptés à la ville»

À Bruxelles, les chats dit «hybrides» restent interdits. Le cabinet Clerfayt rappelle en effet que «les espèces de chats sauvages n’ont pas un comportement adapté à la vie en captivité, ce qui peut entraîner des problèmes comportementaux». Mais les autorités notent comme les éleveurs américains l’ont observé que les bengals de 5e génération «perdent leur caractère sauvage, rendant son comportement adapté à la vie en captivité». D’où l’ajout de l’espèce sur la liste positive des mammifères autorisés dans la capitale.

«Le bengal est l’une des races de chats hybrides les plus courantes en Belgique. En plus, le chat léopard asiatique présente une certaine préadaptation à la domestication», remarque-t-on au cabinet du Bien-être animal. «C’est d’autant plus vrai pour les bengals de la cinquième génération qui sont assimilés, par les scientifiques, à des chats domestiques. Il est dès lors normal de les autoriser et d’appliquer les mêmes obligations d’identification et de stérilisation que pour les autres chats», explique Bernard Clerfayt.

Les hybrides: des écueils liés à l’élevage

Lors de son dernier avis sur le sujet remontant au 21 juin 2018, le Conseil bruxellois du bien-être animal avait plaidé l’autorisation pour les bengals de 5e génération. Par contre, son avis était de continuer à interdire les autres races hybrides telles que le savannah (issu d’un croisement avec le serval africain.

Cet organe consultatif avait alors noté plusieurs écueils liés aux élevages de chats hybrides. Dont des restrictions à l’importation et l’exportation édictées par la CITES pour les générations 1 à 4, leur manque de fertilité et, surtout, les problèmes de bien-être inhérent à la création d’une race hybride»: manque de fertilité, problèmes d’agression lors de l’accouplement ou encore le grand nombre d’animaux sauvages nécessaires.

Mais le Conseil notait que le bengal, remontant aux années 60, était «plus avancé» en termes de sélection de race. Ce qui n’est pas encore le cas du savannah, né dans les années 80.