BELGIQUE

VIDÉO | La police néerlandaise découvre une chambre de torture près de la frontière belge

La police néerlandaise a annoncé mardi avoir découvert une «prison» dissimulée à l’intérieur de sept conteneurs dont un servait de chambre de torture dans l’entité de Roosendaal, à côté d’Essen dans la province d’Anvers.

Un fauteuil dentaire dans un conteneur insonorisé, menottes au plafond et pinces pour couper les doigts, le décor digne des plus grands succès hollywoodiens fait froid dans le dos.

La semaine dernière, la police néerlandaise et la police française sont parvenues à pirater le service de chat crypté EncroChat, principalement utilisé par des criminels. Dans «la plus grande enquête criminelle jamais menée aux Pays-Bas», une «mine d’or d’informations» a été découverte sur la mafia de la drogue, a déclaré Andy Kraag, le chef de l’unité criminelle de la police néerlandaise.

Les conteneurs se trouvaient dans un entrepôt situé près de Bergen-op-Zoom. L’un d’eux servait de «chambre de torture». Qualifiée de «salle de traitement» par les criminels dans les conversations interceptées, elle était également munie «d’une chaise de dentiste avec des sangles, de sécateurs, d’une scie, de scalpels et de pinces», selon la même source, tandis que les six autres conteneurs «servaient de cellules de prison dans lesquelles des personnes auraient pu être attachées».

Tous ces équipements avaient pour but de «torturer les victimes ou, en tout cas, de les mettre sous pression», a souligné la police. Elle n’a pas donné de détails sur les victimes, mais a précisé que les enlèvements avaient été planifiés avec «une grande précision», et nécessité plusieurs équipes, des armes, des fourgonnettes et des gilets pare-balles.

L’enquête a débuté en avril, après qu’un homme de 40 ans de La Haye ait été arrêté pour trafic de drogue. À la suite du démantèlement d’un réseau mondial identifié grâce à des informations interceptées sur le système de téléphonie crypté EncroChat, les autorités judiciaires et policières françaises et néerlandaises ont arrêté plus de 800 personnes. Ces arrestations ont alors permis d’organiser un raid à quelques centaines de mètres de la frontière avec la Belgique, où la police a trouvé les sept conteneurs maritimes.

Six personnes ont été arrêtées lors de cette opération.