AVANT/APRES | Wiers, entre l'eau et la frontière

Wiers est un village d’eau... EdA/Com.

Wiers, village aux cinq hameaux principaux (Gourgues, La Croix, La Garenne avec Grosmont, Rengies et Vergne), est animé par une vie associative intense.

Les zones humides ont survécu au temps, les étangs de pêche sont régulièrement fréquentés, et le centre du village et ses abords directs sont devenus fort résidentiels.


Le projet de refonte du cœur et des entrées de Wiers, la rénovation de la place du village et de ses abords, sont absolument nécessaires. Parce que la convivialité des lieux et de ses habitants souffre de la traversée du village par la route nationale 504 que beaucoup d’automobilistes utilisent pour relier la région d’Antoing et la ville de Péruwelz, qui historiquement constituait l’axe de communication Condé-Tournai.

Retour vers le futur… Au moment où le nombre de vélos a augmenté sur les routes en période de pandémie, on se souvient que les deux roues, déposés sur la photo de carte postale sur une façade caractéristique de la Grand’Rue, étaient un moyen de locomotion essentiel après la guerre et jusque dans le courant des années soixante-septante. À l’exception de la disparition de l’enseigne du commerce, à gauche, l’endroit n’a absolument pas changé.

Le projet de refonte du cœur et des entrées de Wiers, la rénovation de la place du village et de ses abords, est à l’ordre du jour depuis plusieurs années, en collaboration avec la Fondation rurale de Wallonie. L’ancienne entrée du village, comme on peut la voir prise en photo du haut du monument aux morts, n’a-t-elle pas un charme fou ? On relève au passage que l’« Adolphe Delhaize » est devenu « Au bon marché », et que la « Maison Delwart » n’a jamais cessé d’accueillir un salon de coiffure.

Les panneaux routiers indiquant Péruwelz et Hergnies (F) sont logiquement restés en place. Le bureau de la Poste n’est plus, comme dans l’immense majorité des villages aujourd’hui. Le quartier est resté vivant avec l’aménagement de la crèche communale « Le Nid d’anges » dans la rue Paul-Henri Spaak

Wiers est un village d’eau. Étymologiquement, son nom fait référence aux prairies basses souvent inondées. Des zones humides qui font partie de l’ensemble plus vaste des marais de la Vergne continuent à offrir de beaux espaces naturels propices à la biodiveristé, mais comme tous les autres villages le gros bourg est devenu de plus en plus résidentiel. Pas étonnant, donc, que la Verne ait été canalisée et qu’il ne soit plus possible de réaliser la photo comme elle figure sur la carte postale.

À une certaine époque, le hameau de Rengies, à Wiers, était un des plus importants et des plus vastes du coin puisqu’il comprenait l’autre partie de Rengies située sur le territoire français. La rue est restée tranquille (elle constitue une boucle qu’on n’emprunte généralement que pour rejoindre les habitations du quartier) mais sa physionomie a beaucoup changé, comme l’atteste l’habitation récente, à droite du cliché.

 


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