HANTES-WIHÉRIES

Julie L. sous étroite surveillance

Julie L. sous étroite surveillance

Image d’illustration. kristina rütten — stock.adobe.com

Inculpée pour assassinats sur deux de ses enfants, Julie L. est actuellement placée dans une aile spécialisée de la prison de Bruges.

Mardi dernier, le village de Hantes-Wihéries a sombré dans l’incompréhension et la tristesse lorsque Julie L., 37 ans, mère de trois enfants, a commis l’irréparable en tuant Orphée et Cérès, âgés de 2 et 7 ans. Le petit Orphée a été noyé et sa sœur a été tuée par arme blanche au niveau du cou. Thibald, toujours hospitalisé dans un état préoccupant, a subi les mêmes sévices que sa sœur.

Auditionnée durant plusieurs heures ce jeudi par la juge d’instruction Gabriel, Julie L. a été placée sous mandat d’arrêt pour assassinats et tentative d’assassinat. Cette dernière a quitté sa chambre d’hôpital pour prendre la direction de la prison de Bruges. La trentenaire a été transférée dans cette prison pour y recevoir des soins médicaux, au sein d’une aile spécialisée.

Entretien et surveillance toutes les 15 minutes

Après avoir commis l’irréparable, la mère de famille a tenté de mettre fin à ses jours en se tranchant les veines. Pour éviter une éventuelle récidive, une procédure particulière va être mise en place au sein de la prison. Lors du transfert de l’inculpée, la police a avisé la direction du comportement et des antécédents de Julie L. «Le ou la détenu(e) rencontre la direction et le personnel médical de la prison pour évoquer les éventuels problèmes de comportement», signale Kathleen Van De Vijver, porte-parole de l’administration pénitentiaire.

Julie L. purgera sa détention préventive dans une cellule sous étroite surveillance. Pour éviter une nouvelle tentative de suicide, un(e) surveillant(e) effectuera un passage toutes les 15 minutes afin de s’assurer du bon comportement de la détenue. Cette dernière, assistée par Me Yasmin Cigna, comparaîtra lundi pour la première fois devant la chambre du conseil de Charleroi qui décidera ou non de prolonger sa détention préventive. L’avocate de la mère de famille a refusé tout commentaire.