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La France reste le premier pays impliqué dans des accidents en Belgique

La France reste le premier pays impliqué dans des accidents en Belgique

Illustration BELGA

Le Bureau belge des assureurs automobiles (BBAA) a ouvert en 2019 4.988 dossiers sur base d’une déclaration faisant état de l’implication d’un véhicule automoteur non belge en 2018, soit 454 de plus l’année précédente, ressort-il de son rapport annuel, publié mardi. La France reste la nation étrangère la plus impliquée.

Ces sinistres ont été provoqués par des véhicules provenant de France (28,17%), des Pays-Bas (11,53%), d’Allemagne (8,40%), de Grande-Bretagne (4,75%) et du Grand-Duché de Luxembourg (2,55%) mais aussi de Bulgarie (14,68%), Roumanie (11,47%) ou encore Pologne (5,91%).

L’une des missions du BBAA est d’assurer l’indemnisation des victimes d’accidents survenus en Belgique et impliquant des véhicules étrangers couverts par une carte verte (carte internationale d’assurance).

Le BBAA a aussi effectué des recherches dans 2.736 autres dossiers (-20) pour soit identifier les correspondants agréés, soit répondre à des demandes d’assistance émanant d’entreprises étrangères.

Par ailleurs, lorsqu’un véhicule habituellement stationné en Belgique est impliqué dans un accident à l’étranger, les personnes lésées peuvent dresser une demande d’indemnisation au bureau national du pays de survenance. L’an dernier, le BBAA a ainsi ouvert 3.842 dossiers à la suite d’une demande de confirmation de stationnement ou de «carte verte» selon le cas. Pour les sinistres ayant eu lieu en 2019, le Bureau a remboursé 86.817 euros aux bureaux étrangers et a comptabilisé, «à titre de provisions techniques», une somme de 1.466.276 euros, précise le rapport. Ce coût est entièrement pris en charge par le Fonds commun de garantie belge.

Assurances: légère baisse des sinistres impliquant des véhicules non assurés

En 2019, le Fonds commun de garantie belge a enregistré 7.147 déclarations de sinistres survenus en Belgique impliquant des véhicules apparemment non assurés, soit 85 de moins qu’en 2018, ce qui correspond à une diminution de 1,2%, ressort-il du rapport annuel de cet organisme publié mardi.

Le Fonds commun de garantie belge a notamment pour mission d’indemniser la partie lésée lorsqu’un véhicule impliqué dans un accident ne peut pas être identifié, n’est pas assuré ou lorsque son assureur est tombé en faillite.

Le Fonds a en outre reçu 871 déclarations basées sur la non-identification du véhicule impliqué dans l’accident, ce qui représente une diminution de 3,5%.

Le Fonds a également ouvert 1.567 dossiers en 2019 (1.654 en 2018) faisant suite à des demandes d’indemnisation formulées par des résidents belges victimes d’accidents survenus à l’étranger.