BELGIQUE

Le Forem collabore avec essenscia pour recaser les travailleurs de GSK

Le Forem collabore avec essenscia pour recaser les travailleurs de GSK

Image d’illustration. BELGA

Le Forem collabore actuellement avec essenscia Wallonie, la fédération de l’industrie chimique et des sciences de la vie, afin de répondre aux besoins de main-d’œuvre du secteur et aux difficultés de recrutement qu’il rencontre. Dans ce cadre, les travailleurs licenciés par GSK constituent un vivier important.

«Chaque année, le secteur wallon de la chimie, pharma et biotech doit, en moyenne, recruter 1.500 personnes pour consolider son essor», a expliqué la ministre wallonne de l’Emploi, Christie Morreale, mardi, en commission du parlement régional.

«En juin 2018, le secteur comptait par ailleurs un peu plus d’un travailleur sur quatre âgé de 50 ans et plus. 5.500 départs naturels sont ainsi prévus dans les 10 prochaines années. Dans ce contexte, plusieurs entreprises ont émis le souhait, auprès du Forem, d’être informées des profils concernés par la restructuration de GSK, dès que la procédure Renault sera terminée», a-t-elle poursuivi.

Il s’agira alors pour le Forem d’assurer le ‘matching’entre les travailleurs quittant GSK et les entreprises en recherche de main-d’œuvre. «Cette mission est d’autant plus importante qu’en plus des travailleurs de GSK, impactés par la restructuration, il faut ajouter les 215 contrats temporaires qui pourraient ne pas être renouvelés et les travailleurs des sous-traitants (TPE, PME, Indépendants) de GSK, victimes collatérales de cette restructuration», a encore souligné Christie Morreale.

Mi-juin, GSK a confirmé avoir conclu un accord avec les syndicats sur un plan de départ volontaire pour plus de 400 travailleurs. Concrètement, 97 employés administratifs et 317 cadres concernés par le licenciement collectif se verraient proposer un départ volontaire, tout comme 50 ouvriers. En outre, 108 emplois pourraient être potentiellement sauvés par des mesures d’internalisation et d’affinement des postes de fonction support.

Par contre, selon la ministre, la négociation se poursuit quant aux conditions de départ d’au moins 198 cadres à qui la direction ne propose a priori pas de possibilité de départ volontaire.