BELGIQUE

La chaîne E5 Mode obtient le feu vert pour un nouveau lancement

La chaîne E5 Mode obtient le feu vert pour un nouveau lancement

Image d’illustration. Heymans

Le tribunal de commerce de Termonde a approuvé le plan de sauvetage de la chaîne de mode belge E5 Mode, indique l’entreprise mardi. Celle-ci compte désormais opérer un nouveau démarrage.

La chaîne s’était retrouvée en difficulté à cause du confinement lié à la crise du coronavirus, perdant environ 20 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle avait alors demandé et obtenu la protection du tribunal de commerce contre les créanciers.

La chaîne a d’ailleurs profité de cette période de protection pour ré-échelonner ses dettes, indique-t-elle. Ce ré-échelonnement est à la base du plan de sauvetage approuvé par le tribunal de commerce.

La recherche d’un nouvel actionnaire se poursuit et la chaîne précise que les 450 employés conserveront leur emploi. Aucune fermeture de magasin n’est prévue.

Les magasins ont rouvert à la mi-mai mais les ventes sont inférieures aux prévisions, même si les recettes de la boutique en ligne ont progressé.

Une nécessité de se réinventer

La relance d’E5 Mode est une bonne nouvelle pour le secteur belge du commerce de détail, qui traverse une période difficile, réagit la direction. «La crise du coronavirus a montré que le secteur du commerce de détail doit se réinventer», ajoute Frédéric Helderweirt, propriétaire d’E5 Mode. «La crise nous a fait prendre conscience de la vulnérabilité du modèle de vente au détail actuel.»

Du côté syndical, le nouveau départ de l’enseigne est accueilli d’un bon œil. «Nous espérons que les ventes repartiront rapidement et que’E5 Mode se trouvera dans une meilleure situation», a réagi Wouter Parmentier, du syndicat chrétien flamand (ACV Puls), soulignant les efforts consentis par le personnel.

Quarante emplois disparaissent en effet avec les fermetures en Wallonie tandis que cinq personnes perdent leur emploi au siège social. Les travailleurs ont également accepté le report du paiement du pécule de vacances et d’une prime. Certains travailleurs vont devoir changer de fonction ou de magasin.

«Cette restructuration n’aurait pas été possible sans les efforts du personnel. Nous espérons que la direction saura s’en souvenir», poursuit le responsable syndical. «Nous espérons que nous pourrons rapidement renégocier des meilleures conditions salariales et de travail.»