GÉNÉRATIONS SOLIDAIRES

VIDÉO | Institut Félicien Rops: Eco-Rops, c’est aider de manière concrète et locale

VIDÉO | Institut Félicien Rops: Eco-Rops, c’est aider de manière concrète et locale

Une campagne de sensibilisation a été organisée par les jeunes et tout un groupe d’enseignants volontaires pour récolter des vêtements de seconde main au sein de l’école mais aussi dans leurs villages, sur les réseaux sociaux. D.R.

L’objectif de L’Institut Félicien Rops est double: diminuer le gaspillage en favorisant le réemploi et aider les parents précarisés en leur donnant l’opportunité de recevoir des habits en très bon état.

«Nous nous sommes rendu compte, plusieurs enseignants et moi-même, que certaines de nos élèves, de jeunes mamans, n’avaient pas les moyens d’acheter des vêtements chauds pour leurs enfants. Nous avons donc proposé à la donnerie voisine de s’associer pour ne pas stigmatiser les élèves et les parents en venant chercher les vêtements dans l’école même. Cette donnerie est organisée par l’ASBL Cimex, le centre communautaire Saint-Nicolas. Il existe en fait peu de donneries dans la région namuroise.»

Anicee Jaumain enseigne les sciences sociales et familiales à l’institut Félicien depuis 11 ans. Depuis décembre 2018, elle a lancé le projet Eco-Rops avec des élèves de 3e et 4e techniques et professionnelles. Une campagne de sensibilisation a été organisée par les jeunes et tout un groupe d’enseignants volontaires pour récolter des vêtements de seconde main au sein de l’école mais aussi dans leurs villages, sur les réseaux sociaux.

120 élèves déjà impliqués

Les vêtements reçus sont alors lavés, repassés et recousus si besoin. «Et les garçons cousent avec beaucoup d’application», sourit Anicee Jaumain.

Les élèves tournent en sous-groupes pour prendre en charge chaque étape à tour de rôle. Chaque mardi, les élèves vont apporter les caisses de vêtements à la donnerie. Ils préparent aussi des packs de vêtements pour bébés et par taille pour les enfants et les adultes. Par petits groupes, ils peuvent aussi aider à distribuer les vêtements lors de la permanence de la donnerie le mercredi.

«Les élèves restent motivés. Ils ne se découragent pas car, chaque semaine, ils peuvent constater tout ce qui a été donné.» Si certains élèves découvrent la réalité difficile des familles au travers du projet Eco-Rops, plusieurs élèves se reconnaissent dans la situation des familles monoparentales ou plus précarisées. «Nous accueillons un public d’élèves très mélangé. Le projet Eco-Rops aide certains à ouvrir les yeux sur la précarité et l’intérêt d’aider. Le projet de l’école est vraiment d’être ouvert sur le monde extérieur. Eco-Rops, c’est aider de manière concrète et locale.» Près de 120 élèves de différentes sections sont déjà impliqués dans ce projet depuis fin 2018. Eco-Rops parvient donc à atteindre plusieurs objectifs: «Combler la disparité sociale, inspirer le sentiment de solidarité chez les élèves, promouvoir l’importance de la seconde main et diminuer les déchets, inciter le travail en équipe entre les sections et aborder la gestion d’un projet global!»

Impatients de retrouver élèves, amis et bénévoles

Pendant le confinement, les contacts se sont poursuivis avec les élèves. La donnerie a été fermée car les bénévoles sont plus âgés. Dès le retour des 6es années secondaires, des enseignants et leurs élèves ont pris la relève en triant des packs de vêtements pour la réouverture prochaine de la donnerie. «Nous avons encore beaucoup de vêtements à trier dans le local de l’école. Il y a encore du boulot!», sourit Anicee Jaumain.

Le projet Eco-Rops s’est donc poursuivi encore fin juin et reprendra avec l’ensemble des élèves en septembre. «Nous sommes impatients de retrouver tous les élèves et les amis bénévoles de la donnerie!», glisse l’enseignante.