GÉNÉRATIONS SOLIDAIRES

Ecoline et Caracole: la solidarité par contagion positive

Ecoline et Caracole: la solidarité par contagion positive

Cette ASBL propose des stages pendant toute l’année scolaire et l’été à des enfants âgés de 2,5 ans à 13 ans dans un contexte de mixité sociale. © Catherine Mercier

Écoline et Caracole permet à des enfants qui ont vécu la route de l’exil et des situations de ruptures consécutives de se reconstruire au contact direct de la nature.

«C’est un véritable soulagement! Nous avons tout préparé et nous allons nous adapter!», se réjouit Chloé Karakatsanis, coordinatrice de l’équipe d’animation de l’ASBL Écoline et Caracole. Les stages d’été pourront en effet se tenir en respectant les mesures imposées (cf le Focus ci-contre).

Cette ASBL reconnue comme centre de vacances par l’ONE propose des stages pendant toute l’année scolaire et l’été à des enfants âgés de 2,5 ans à 13 ans.

La particularité? L’accueil d’enfants qui vivent en situation de précarité sur le territoire de Charleroi (dont des enfants vivant en institutions de l’Aide à la Jeunesse) mélangés avec d’autres enfants provenant de familles plus «classiques». «C’est un travail de mixité sociale qui nous tient à cœur!», précise Chloé Karakatsanis.

Depuis un an, Écoline et Caracole inclut également des enfants vivant en centre Fedasil avec l’aide de citoyens solidaires. «L’été dernier, nous avons accueilli une fratrie de quatre enfants du centre Fedasil de Jumet durant plusieurs jours. Cette année, 25 enfants du même centre vont nous rejoindre pendant l’été mais ils seront répartis sur plusieurs semaines pour poursuivre notre travail d’intégration sociale par contagion positive.»

La nature, source d’apaisement

L’équipe composée qui est de huit animateurs brevetés et de stagiaires est soutenue par une psychologue a reçu une formation spécifique pour ce type de public. Plusieurs des animateurs sont déjà impliqués dans le Kot Humain (Kot associatif sur la migration) de l’Université de Mons.

De nombreux bénévoles se mobilisent également pour se charger des trajets entre les centres d’accueils et lieu du stage, pour rencontrer les familles et les rassurer au préalable, pour prendre en charge les collations, pour s’occuper du suivi entre le centre de vacances et la famille. «Nous sommes persuadés que la solidarité s’apprend dès le plus jeune âge et, chez Écoline, on la vit chaque jour sur le terrain.»

Toutes les activités se nicheront dans deux superbes espaces verts et les locaux y attenant à Gosselies et à Jumet. «Le fil rouge, c’est la pédagogie du dehors, le lien avec la nature. Nous voulons permettre à des enfants qui ont vécu un parcours migratoire souvent traumatique de renouer avec la nature (enfants traumatisés par des nuits dans la forêt, par la mer), de se reconstruire, de s’émerveiller, de prendre le temps en dehors de l’urgence, de (re)faire confiance. Mais aussi à tous les autres enfants de se reconnecter à la nature après des mois de confinement.»

 

«Des bulles de moins de 50 enfants»

Ecoline et Caracole: la solidarité par contagion positive
© Catherine Mercier
L’équipe d’animation s’est adaptée à la crise sanitaire en réduisant le nombre d’enfants accueillis en même temps (43 enfants maximum).

Les activités vont se dérouler sur deux sites au lieu d’un seul: à Gosselies et à Jumet.

«Nous ne pourrons pas organiser le rendez-vous avec les parents chaque vendredi pour la clôture de la semaine comme chaque année, constate Chloé Karakatsanis.

Nous sommes en train d’imaginer une autre formule. Le protocole sanitaire sera bien entendu respecté.»