GÉNÉRATIONS SOLIDAIRES

VIDÉO | Deux euros cinquante: un collectif citoyen qui construit la solidarité à grande échelle

VIDÉO | Deux euros cinquante: un collectif citoyen qui construit la solidarité à grande échelle

« Nous ne faisons pas de distinction parmi le public qui a faim» EdA Mathieu Golinvaux

Les bénévoles de Deux euros cinquante préparent et distribuent une fois par semaine 650 repas aux personnes exclues de nos systèmes de protection sociale.

«Remplir des estomacs vides, c’est notre mission première.» En septembre 2017, les comédiens belges Marie-Aurore d’Awanz et Itsik Elbaz lancent un appel sur Facebook en proposant à tout citoyen de financer le repas d’une personne mal logée, à raison d’un don mensuel de 2,50 euros par mois. « Nous ne faisons pas de distinction parmi le public qui a faim, explique Itsik Elbaz. Qu’il s’agisse de personne sans-abri, migrant de passage, personne sans papier, peu importe. Les bénévoles s’organisent, récoltent des invendus alimentaires, des dons, font des courses, préparent un repas chaud par semaine dans une cuisine collective et vont distribuer les repas au Parc Maximilien à Bruxelles.»

Associé à d’autres organisations telles que la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés, la Belgium Kitchen, le Groupe Solidarité Gare de Nord, Deux euros cinquante a mis en place un système d’entraide qui a montré ses preuves: souple et efficace, il permet à toute une série de bénévoles qui n’ont pas beaucoup de temps à consacrer de s’impliquer «à la carte» en aidant concrètement: ordre permanent de 2,50 euros par mois ou plus mais aussi préparation et distributions de repas quand ils en ont le temps.

«Beaucoup de gens qui ne savaient pas comment s’investir ont trouvé un canal pour le faire», se réjouit Béatrice Dispaux, elle-même bénévole.

Chaque euro reçu est dépensé en nourriture

Grâce aux dons, l’association finance aussi les dépenses alimentaires des hébergeuses et hébergeurs de la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés et rembourse les dépenses alimentaires pour d’autres associations (hébergements collectifs, accueil de jour). Cette aide concrète permet d’aider des citoyens hébergeurs qui ne pourraient pas continuer sans cet apport (plus de 1 000 remboursements effectués).

«Que ce soit en ce qui concerne les personnes en migration et/ou les personnes précarisées, notre projet montre qu’il est possible de s’impliquer de façon souple et efficace en collectif citoyen spontané.»

De nombreux lieux culturels se sont mobilisés pour récolter des dons. Les parents du jeune Ulysse, décédé suite à un horrible accident, ont aussi proposé que les dons soient versés à Deux euros cinquante avec la mention «Pour Ulysse».

À chaque demande lancée sur la page Facebook (qui compte désormais 12 690 membres!), la solidarité fait des miracles. Chaque euro versé à Deux euros cinquante est dépensé en nourriture. Et au moins 160 000 repas ont été distribués depuis fin 2017. Aujourd’hui, l’association aimerait se professionnaliser en devenant une ASBL et s’équiper de matériel de cuisine par gain de temps et d’énergie. Et elle cherche toujours des bénévoles qui ont quelques heures à consacrer!

Transformer la colère en énergie positive

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D.R.