BELGIQUE

PHOTOS | Le roi à la découverte d’une base aérienne en période de Covid-19

Le roi Philippe a découvert ce mercredi comment une unité militaire continue à fonctionner en période de crise sanitaire et alors que ses aviateurs se préparent à repartir en mission de guerre contre les derniers vestiges du groupe djihadiste État Islamique.

Le souverain, qui a lui-même suivi une formation de pilote de chasse, s’est rendu en matinée sur cette base qui abrite environ la moitié des 54 avions de combat F-16 dont dispose la composante Air de l’armée, à côté de celle de Florennes, dans l’Entre-Sambre-et-Meuse.

En tant que commandant en chef des forces armées, une fonction que lui octroie la Constitution, le roi a reçu des explications sur l’état actuel de la Défense – qui a contribué à aider le secteur civil en pleine pandémie du coronavirus – et sur la lutte contre le Covid-19 dans une unité opérationnelle.

Durant cette visite, il a rencontré différents spécialistes tels que des pilotes, des techniciens travaillant sur les F-16, l’unité responsable de la «Force Protection» de la base contre les intrusions et d’autres spécialistes qui travaillent sur la base.

Le roi n’a pas hésité à se déclarer «jaloux» des huit pilotes qui s’apprêtaient pour une mission de combat aérien simulé au dessus de l’Ardenne belge.

Il a suivi une formation de pilote de chasse sur Mirage 5 – un avion au pilotage réputé délicat – et a possédé un hélicoptère durant plusieurs années.

«On a voulu montrer au Roi comment fonctionne, en temps de Covid, une unité complexe comme le 10e wing et la base de Kleine-Brogel», a expliqué le «patron» de l’armée, le général Marc Compernol, à l’agence Belga.

La Défense a notamment adapté en son sein les mesures successives prises par le Conseil national de sécurité (CNS) pour endiguer la propagation du coronavirus, tout en maintenant ses engagements opérationnels internationaux et des tâches essentielles comme la recherche et le sauvetage (»Search and Rescue», SAR), principalement en mer, et les activités du service de déminage, le SEDEE.

Le chef de la Défense confirme son prochain départ

Le «patron» de l’armée, le général Marc Compernol, a clairement exclu mercredi de rester en fonction au-delà de la fin de son mandat, qui expire le 12 juillet prochain, imposant ainsi au gouvernement et au ministre de la Défense en particulier de trouver à brève échéance une solution à sa succession.

«Le 10 juillet (un vendredi, ndlr), c’est mon dernier jour de travail» et le dimanche 12 la fin de ma carrière militaire, a-t-il affirmé au journal ‘Het Belang van Limburg’ et à l’agence Belga en marge d’une visite du roi Philippe à la base aérienne de Kleine-Brogel (Limbourg) consacrée au fonctionnement des forces armées en période de coronavirus.

Le chef de la Défense (Chod), 63 ans, avait pris ses fonctions le 13 juillet 2016 pour un mandat de quatre ans, quelques jours après sa désignation pour succéder au général aviateur Gerard Van Caelenberge, qui avait dépassé l’âge normal du départ à la retraite.

Le ministre de la Défense, Philippe Goffin, va donc rapidement se trouver dans l’obligation de proposer au gouvernement une solution pour que la fonction de Chod ne reste pas vacante: soit la désignation d’un général ad intérim, soit celle d’un «patron» de l’armée de plein exercice.