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La Fallaisienne Pauline Lecomte, championne de canicross

La Fallaisienne Pauline Lecomte, championne de canicross

Pauline et Virgil, une équipe de choc. CCABT

La pratique du canicross est devenue une évidence pour la sportive depuis toujours Pauline Lecomte et son chien Virgil.

Un sport athlétique qui mélange un effort physique intense et le partage de celui-ci avec ses fidèles compagnons: voici le canicross. Cette pratique sportive consiste à relier un coureur à pied et un coureur à deux chiens. Inspirée du ski joëring, une discipline pratiquée dans les pays scandinaves oú un attelage animal tire un skieur, l’idée d’une adaptation alliant course et entraide canine a vu le jour dans les années 80 sous le regard créatif de Gilles Pernoud, un vétérinaire français.

En 2019, ce sport est encore méconnu chez nous et pourtant c’est l’année de la consécration pour Pauline Lecomte, de Fallais. Alors qu’elle empoche le titre de vice-championne de Belgique, elle parvient à se hisser à la 10e position des championnats du monde et grimpe également sur la troisième marche du, très réputé, TDM Trophée des Montagnes.

La symbiose avec les chiens est à la base de tout

Au plus haut niveau de cette discipline si exigeante, Pauline explique son coup de foudre pour ce sport. «J’ai découvert le canicross grâce à mon ex-petit copain. Quand je l’ai rencontré, je faisais du trail. C’est d’ailleurs sur une ligne de départ que l’on s’est vus pour la première fois. De fil en aiguille, nous sommes devenus proches et il m’a ainsi fait découvrir le canicross et le cani vtt. J’ai tout de suite accroché! La symbiose avec les chiens est à la base de tout. La confiance et la complicité sont indispensables. Certes, ce sont des chiens de travail, mais personnellement, ce sont avant tout mes meilleurs amis et les amours de ma vie. Entre les soins et le travail en préparation de chaque compétition, nous passons énormément de temps ensemble.»

La Fallaisienne Pauline Lecomte, championne de canicross
Pour sa maîtresse, Virgile, son border Collie, «il est la preuve vivante que donner goût au canicross est possible avec toutes les races de chien». -DOC

Des distances de 4,5 à 8 km

Qui dit canicross, dit chiens, mais pas n’importe lesquels. Dans cette discipline où les distances parcourues vont de 4,5 km jusqu’à parfois 8 km, le poids, la taille, le vécu et le caractère de l’animal vont de pair avec le travail demandé par son maître, le coureur. Au départ des courses, on aperçoit souvent des chiens de traîneau comme le Greyster, des chiens de sprint comme l’Alaskan ou l’Eurohund, des chiens des pays de l’Est ou encore des chiens de chasse, type braccoïde. Pourtant, Virgile, le border Collie de Pauline, n’en a que faire des stéréotypes. Pour sa maîtresse, «il est la preuve vivante que donner goût au canicross est possible avec toutes les races de chien».

 

VITE DIT

Une préparation au top

Telle une athlète pluridisciplinaire, Pauline prépare chaque compétition avec un plan d'exercices quotidiens. De la course à pied aux exercices d'endurance, en passant par le vélo et la natation, la sportive met en place un programme spécifique et varié. «Il y a une grosse technique à adopter, à trouver et à travailler lorsqu’on court derrière un chien. Malgré mes victoires, je n'ai toujours pas acquis cette technique. Aligner ma foulée à celle du chien, c'est très compliqué.»

Réfléchir au futur

Une saison perturbée par de multiples blessures et un agenda sportif en pause, Pauline prend le temps de récupérer et réfléchir au futur. «Avec le Covid-19, toutes les compétitions ont été annulées. Au final, ça me sauve. Je me suis blessée récemment et ma participation aux compétitions à venir était donc assez incertaine. Je ne sais pas encore si je souhaite retourner vers le canicross ou plutôt me tourner, à nouveau, vers le trail de longues distances, là où la passion a commencé. Quoiqu'il arrive, pour la compétition ou le plaisir, courir à côté de mon chien sera toujours un bonheur.»