HUY

VIDÉO | Un cimetière d’indépendants pour appeler à l’aide

Ce samedi matin, sur le terrain de Solières (Huy), des indépendants se sont rassemblés pour attirer l’attention sur leur sort, alors que la crise frappe de plein fouet.

Près de 200 personnes toutes vêtues d’un t-shirt noir affirmant fièrement leur statut d’indépendant. Des silhouettes qui se couchent, bras en croix, sur le terrain synthétique de Solières, symbolisant ainsi un immense cimetière…

Venus des quatre coins de Wallonie

Ce samedi matin, des indépendants mais aussi des membres d’associations sportives ou culturelles venus des quatre coins de Wallonie, ont mené une action symbolique sur le terrain de foot de Solières (Huy). Un rassemblement (avec la distance sociale respectée et le port du masque) pour dénoncer le fait qu’ils se sentent oubliés par les pouvoirs publics alors que la crise économique post Covid les frappe de plein fouet. «C’est le bouche-à-oreille qui a fonctionné, explique Vincent Maillien, patron d’une société de construction installée à Champion (Namur). Au début, on était un petit groupe puis chacun en a parlé autour de lui pour rassembler tout ce monde. Il y a ici des gens qui viennent de la région mais aussi du Hainaut de Bruxelles. On a des indépendants, des représentants du secteur culturel, des forains, des membres d’associations sportives…»

Prévot n’en voulait pas à Namur

Au départ, cette manifestation devait se dérouler à Namur, capitale de la Wallonie. C’est finalement en terre hutoise qu’elle s’est tenue grâce aux contacts avec Marc Ronvaux (patron du Moulin de Solières) et de David Camerini, directeur du FC Solières. «Maxime Prévot n’a pas voulu de la manifestation à Namur, poursuit Vincent Maillien. Ici, on a eu un accord verbal du bourgmestre Christophe Collignon.»

Le temps de se coucher les bras en croix puis de se relever d’un bond pour marquer la volonté de s’en sortir, l’opération n’a duré que quelques minutes avant que chacun ne reparte de son côté.