Si les maisons en bois individuelles sont pour la plupart construite à partir d’un squelette (ossature en bois), d’autres méthodes sont aussi possibles : la construction en madriers, le système poteaux-poutres ou encore la construction en panneaux préfabriqués en bois massif.

La construction en madriers est une technique traditionnelle, très ancienne, qui consiste à empiler des poutres rondes (rondins) ou carrées (baddings) horizontalement. Généralement, l’aspect bois plein est conservé à l’intérieur, ce qui donne un côté très chaleureux. Deux points essentiels sont à surveiller. D’une part, le séchage du bois doit être anticipé en laissant du jeu et d’autre part, tout doit être prévu dès le départ pour l’évacuation des eaux, l’électricité, la domotique, … Il est malaisé de faire des transformations ou des ajouts après la construction. L’isolation d’une telle maison s’avère être aussi problématique. Autre technique, le système poteaux-poutres. Les poteaux déterminent la hauteur, les poutres posées horizontalement donnent la stabilité à la structure, renforcée par des poutres en croix (croix de Saint-André). Celle-ci est ensuite remplie par des panneaux ou parois de remplissage à l’intérieur et à l’extérieur. Les parois ne sont pas porteuses, mais elles renforcent la stabilité de l’ensemble. Dernière technique, la construction en panneaux préfabriqués en bois massif. Les ouvertures, portes et fenêtres, sont réalisés en atelier. L’adjonction de plusieurs plis (plusieurs couches de panneaux) est un gage de rigidité ainsi que d’une meilleure résistance au feu. Ces trois techniques, moins usitées que les maisons à ossature en bois, semblent promises à un bel avenir en raison des préoccupations environnementales. Le bois, surtout s’il provient de forêts gérées de manière durable, de chez nous ou proche de chez, réduit considérablement l’empreinte écologique.

Small is beautiful

Le coût d’un logement neuf n’est malheureusement pas à la portée de toutes les bourses. Au-delà d’un certain effet de mode, de plus en plus de personnes cherchent à se loger différemment. C’est ainsi que sont apparues les tiny houses, les yourtes, les roulotes, les cubes préfabriqués, les containers ou encore les zomes. Si la motivation financière est souvent présente, ce n’est pas la seule. Repris sous un vocable global, l’habitat léger, ces logements alternatifs permettent aussi un retour vers la nature, de concentrer l’essentiel dans un très petit espace d’environ 15 à 40 m². Les prix fluctuent en fonction du type de logement choisi, à partir d’une dizaine de milliers d’euros pour une yourte à 70.000 euros pour un cube préfabriqué totalement équipé. Parfois plus. Habiter dans un logement très petit n’exclut pas de bénéficier de tout le confort moderne. La législation wallonne a été assouplie et reconnaît désormais l’habitat léger. Un problème majeur reste cependant à régler, trouver un terrain disponible pour y élire résidence. Les terrains se raréfient, coûtent chers mais rien n’empêche de réfléchir à des groupements d’habitats légers en prenant la peine de se renseigner au préalable auprès des services d’urbanisme locaux. Avant d’opter pour un logement de ce type, il est néanmoins conseillé de tenter l’expérience avant d’en acheter un. Une tiny house par exemple, cela se loue aussi.

La pierre naturelle

Au lieu de choisir une traditionnelle brique de façade, un revêtement en pierre naturelle donne un tout autre cachet. Les anciennes maisons, dans les Ardennes notamment, étaient souvent construite avec les matériaux locaux, de la pierre. Si aujourd’hui il apparaît utopique de construire une maison complète totalement en pierre, rien n’empêche d’en apposer sur les façades. Ces pierres en trompe-l’œil auront exactement le même effet visuel, elles donneront un côté naturel à la maison tout en conservant des propriétés identiques. Une pierre naturelle en façade est faite pour durer dans le temps, elle ne se dénature pas et ne demande pas beaucoup d’entretien. En général, les pierres de parement ne dépassent pas la dizaine de centimètres de largeur. Pierre naturelle, bardage bois et acier mélangés permettent de construire des maisons très actuelles avec un design moins standardisé, plus original. Une alternative, moins onéreuse, consiste à utiliser des pierres reconstituées.

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