BRUXELLES

Plusieurs dégradations au nom de la décolonisation de l’espace public

Plusieurs dégradations au nom de la décolonisation de l’espace public

- AFP

Un buste de Léopold II a été dégradé dans la nuit de jeudi à vendredi dans le square du Souverain, sur le boulevard du Souverain à hauteur de l’avenue Jules Génicot à Auderghem, a indiqué le porte-parole de la police de la zone Bruxelles Marlow (Auderghem, Uccle et Watermael-Boitsfort) Laurent Masset. D’autres dégradations ont été constatées vendredi par différentes polices locales en région bruxelloise.

À Molenbeek-Saint-Jean, ce sont des plaques de rue de l’avenue Léopold II qui ont été couvertes de peinture rouge, selon une information confirmée par la police de la zone Ouest. À Bruxelles, c’est un buste du roi Baudouin devant la cathédrale qui a été la cible d’activistes entre minuit et 07h00 du matin, a indiqué Ilse Van de Keere, la porte-parole de la zone Bruxelles-Ixelles. Elle explique que «la face du buste a été couverte de peinture rouge et à l’arrière il a été écrit ‘Réparation».

Statue mise à terre

La statue de Léopold II au square du Souverain a elle été mise à terre et de la peinture rouge a été coulée dessus. Une photographie de Patrice Lumumba, une figure de l’indépendance du Congo belge et Premier ministre de la République démocratique du Congo en 1960, a été posée à sa place sur le socle. La police a été appelée dans la nuit de jeudi à vendredi vers minuit pour constater la présence d’une dizaine de personnes dans le square. Elles étaient parties à l’arrivée de la patrouille.

La statue de Léopold II située sur la place du Trône à Bruxelles a été vandalisée plus tôt dans la semaine, de même qu’une autre de ses représentations à Ekeren. Le mouvement Black Lives Matter et une nouvelle pétition visant à retirer les statues de Léopold II de l’espace public ont relancé les actes de vandalisme et les discussions sur les représentations dans l’espace public à la gloire des acteurs du passé colonial de la Belgique ainsi que le lien entre ce passé et le racisme persistant aujourd’hui.