Futur palais de justice de Namur: «Les travaux débuteront en septembre», dit David Clarinval

Ce samedi le Fédéral désignera le promoteur du futur palais de justice. Le dossier entrera dans sa dernière ligne droite en septembre, avec le début des travaux. Le bâtiment sera opérationnel en 2023, annonce le ministre du budget, David Clarinval (MR).

Quinze ans que les acteurs du monde judiciaire namurois attendent ça. Huit que le nouveau palais de justice, prévu sur le parking des casernes, à Namur, est figé à l’état de promesse. En effet, le permis de bâtir dort dans les tiroirs depuis 2012, sans que rien ne bouge ou presque.

Le Gouvernement Fédéral en affaires courantes passe à la vitesse supérieure. Pour de bon, cette fois, annonce le ministre fédéral du budget, le Bièvrois David Clarinval (MR): «Avec mon collègue Koen Geens (NDLR ministre de la Justice, aussi en charge de la Régie des bâtiments), on est heureux de pouvoir enfin faire avancer ce dossier qui était dans les limbes depuis tant d’années et qui a été sujet à de nombreuses vicissitudes administratives. Le promoteur sera désigné ce week-end, parmi quatre soumissionnaires.»

S’en suivra alors une période de quinze jours laissant la possibilité aux candidats recalés d’entamer une procédure de recours. Dernier grain de sable susceptible de s’insérer dans les rouages, à ce stade.

Passé ce délai, les engins de chantier pourront investir les 3 ha dévolus à la nouvelle construction, le long du boulevard Cauchy. «Le début des travaux est programmé pour la rentrée de septembre, déclare David Clarinval. Il est prévu que le bâtiment soit livré durant le second semestre 2023.»

120 millions€

L’ensemble des services de la justice namuroise, y compris le volet pénal de la division de Dinant, seront alors regroupés dans une seule et même structure de 16 000 m2. Un nouveau bâtiment dont le coût total est estimé à 120 millions€. Une somme que le Fédéral ne sortira pas de sa tirelire en une fois puisque les travaux passeront par une formule de partenariat public-privé avec une location du bâtiment par l’État, assortie d’une option d’achat au terme de la période. «Concrètement, c’est le promoteur qui construit le bâtiment à ses frais. L’État va ensuite lui louer durant un certain nombre d’années (NDLR 18 ans) et à la fin du bail, il pourra en devenir propriétaire», précise le ministre du budget.

Le «vieux» palais sera entretenu

En attendant le déménagement vers son nouvel écrin, le personnel judiciaire devra prendre son mal en patience dans ses locaux actuels dont l’état de délabrement est avancé. David Clarinval indique avoir débloqué des fonds afin que des travaux d’entretien soient assurés durant la période transitoire. Sans pour autant faire de miracle, reconnait-il. L’objectif étant que le travail puisse s’y poursuivre dans des conditions acceptables.

Une fois vidé de ses occupants, l’ancien palais de justice, pourrait revenir dans le giron de l’Université de Namur qui avait déjà manifesté l’envie d’y regrouper certaines de ses activités.