SONDAGE | Votez pour le numéro 10 virtonais de la décennie

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Après l’équipe de l’année et celle de la décennie pour tous les joueurs passés par la province, depuis la P3 jusqu’à la D2 amateurs, L’Avenir Luxembourg vous propose désormais d’établir le onze de la décennie virtonaise, avec des joueurs qui ont porté le maillot de l’Excelsior durant la période comprise entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2019.

Place au numéro 10.

Les nommés sont Yohan Croizet, Romain Delaby, Thomas Meunier et Raoul Ngadrira.

1. Yohan Croizet Cet ancien espoir du FC Metz n’a joué qu’une saison à Virton (2013-14), mais elle lui a permis de lancer sa carrière professionnelle. Arrivé en Gaume à 21 ans, le transfuge lorrain manquait encore de planches chez les seniors à ce moment, et surtout de régularité, mais il n’en a pas moins réussi à faire apprécier son exceptionnel pied gauche en plusieurs occasions. Capable de débloquer un match sur une seule action, il a acquis à Virton, et sous les ordres d’un Defays qui ne l’a pas ménagé, la force mentale qui lui manquait encore pour percer parmi l’élite. Ce qui n’a pas tardé. Transféré à OHL dès la saison suivante, il s’est hissé en Jupiler League avec les Louvanistes avant de rejoindre Malines. Il a inscrit 12 buts parmi l’élite belge avant de migrer vers Kansas City et la MLS puis de revenir récemment à Louvain.

2. Romain Delaby Quand ce talentueux Hennuyer a signé pour l’Excelsior en 2012, alors qu’il venait de célébrer son 32e printemps, certains ont pensé qu’il avait sans doute déjà ses meilleures années derrière lui. Après avoir fait les beaux jours de La Louvière, s’illustrant notamment en Coupe de Belgique contre Anderlecht, il a pourtant prouvé qu’il avait encore de beaux restes. Maître à jouer de l’Excelsior durant la saison qui l’a mené au sacre en D3, auteur de 11 buts et 12 assists au passage, il est aussi monté sur le podium du Soulier d’or luxembourgeois, derrière Emond et Dupuis. Sa saison suivante, perturbée par des blessures, fut moins réussie, dans un rôle plus défensif et discret. Il a ensuite rejoint Ath (D3) puis Manage (D3 amateurs) où il a terminé sa carrière l’an passé, à 39 ans. Pas mal pour un joueur qu’on croyait usé sept ans plus tôt.

3. Thomas Meunier L’histoire de Thomas Meunier en équipe première de Virton, ce sont d’abord quelques entrées en matière prometteuses en Division 2. Diverses blessures ensuite, qui ont poussé certains à remettre en question son avenir chez les Verts. Puis son éclosion définitive à partir de janvier 2010 avant une saison 2010-11 infernale. Un show quasi permanent, teinté de petits ponts, coups du foulard et autres gestes techniques de haut vol. Ni véritable attaquant de pointe, ni meneur de jeu, Thomas Meunier brillait dans un rôle de soutien d’attaque, de neuf et demi pour reprendre le jargon footballistique. Et révélait déjà une vraie personnalité qui lui permettait, à 19 ans à peine, de s’emparer des clés du jeu pour mener son équipe vers la victoire. Comme il l’avait fait un soir d’automne 2010 pour renverser une situation compromise face à Hasselt (2-1). Si les Verts n’ont pu conquérir les lauriers au terme de cet exercice-là, c’est peut-être aussi en raison de la blessure qu’il a encourue dans la dernière ligne droite. Quelques semaines plus tôt, l’un des plus grands talents, sinon le plus grand, de l’histoire de l’Excelsior, suivi par toute la Belgique, venait de se lier avec le FC Bruges. La suite, on la connaît. Une percée rapide parmi l’élite, une reconversion comme arrière droit, les Diables, le PSG et une médaille mondiale en Russie. Avant, bientôt, un nouveau défi dans un autre grand club européen.

4. Raoul Ngadrira « Une première saison de grande valeur, la suivante dans la douleur, la dernière avec la tête ailleurs », écrivions-nous en mai 2017, à l’heure de conclure son passage en Gaume. Le Congolais a en effet réussi de superbes débuts au stade Yvan Georges. Sous des airs parfois nonchalants, il dissimulait en effet un coup de rein hors du commun et un pied gauche diabolique, capable de débloquer pas mal de situations dans des espaces réduits. Gravement blessé à mi-parcours de cette première campagne, il a mis du temps avant de rejouer et de retrouver son meilleur niveau. Puis sa troisième saison, marquée par des envies de départ, fut moins aboutie. Au total, il aura tout de même secoué les filets à 20 reprises pour les Vert et Blanc, avant de poursuivre sa carrière à Pepingen-Halle. Il y jouait encore cette saison, en D3 amateurs.