BRUXELLES

Black Lives Matter à Bruxelles: une cause à défendre dans une crise dont il faut tenir compte

Black Lives Matter à Bruxelles: une cause à défendre dans une crise dont il faut tenir compte

Manifestation à Toulouse. AFP

Alors que divers associations et acteurs du monde culturel belge appellent à manifester contre le racisme dimanche à Bruxelles, le Conseil national de sécurité a rappelé ce mercredi que ce genre d’événement ne pouvait avoir lieu au risque de propager à nouveau l’épidémie de coronavirus. On fait le point.

Comme depuis plusieurs jours aux quatre coins de la planète, le cœur de la Belgique s’apprête à son tour à battre au rythme des slogans antiracistes. Après un premier éveil orchestré lundi place de la Monnaie, une grande manifestation se prépare au centre-ville de la capitale, dimanche, place Poelart.

Regroupés sous la bannière Black Lives Matter Belgium, plusieurs associations et acteurs du monde culturel tels que la nouvelle sensation hip-hop de la scène belge Lous and the Yakuza ont ainsi appelé à venir manifester pour «montrer notre amour, défendre nos frères et sœurs, réclamer nos droits, se battre pour l’amour, pour l’égalité, pour la justice, et contre la haine, contre le racisme».

Toutefois, et suite aux mesures (toujours) en vigueur sur le territoire en raison de l’épidémie de Covid-19, ce type de manifestation demeure, à ce jour, interdit.

Pas de quoi cependant refroidir nombre d’internautes ayant déjà, au travers des plateformes Facebook et Instagram, annoncé leur participation.

Droit fondamental, mais…

Pour rappel, le droit de manifester demeure un droit fondamental soumis en Belgique à une nécessaire autorisation délivrée par les autorités communales. Autorisation qui, à l’heure d’écrire ces lignes et au vu de la communication de la Première ministre Sophie Wilmès, ne sera pas délivrée dans le cadre de cette manifestation.

Du côté de la Ville de Bruxelles, on précisait toutefois jeudi que des négociations étaient d’ailleurs en cours avec les organisateurs afin de trouver une solution.

Que risquent dès lors les personnes qui décideraient de malgré tout se rendre à la manifestation?

«À partir du moment où l’action n’a pas entraîné de destructions ni de dommages, il est toujours possible de ne pas poursuivre juridiquement les auteurs d’un acte de désobéissance civile», nous expliquait voici quelque temps – et dans un autre contexte – Pierre-Arnaud Perrouty, directeur de la Ligue des droits humains.

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