BRUXELLES

VIDÉO | Rodéos urbains au Heysel: cinq conducteurs arrêtés, la Ville durcit le ton

VIDÉO | Rodéos urbains au Heysel: cinq conducteurs arrêtés, la Ville durcit le ton

Les chauffards prennaient régulièrement le plateau du Heysel pour le circuit de Francorchamps. Comité de quartier Triangle Houba-Sobieski-Heysel / Facebook

La police de Bruxelles-Ixelles a interpellé cinq conducteurs et a saisi cinq véhicules - trois judiciairement et deux administrativement - vendredi soir sur le plateau du Heysel à Bruxelles dans le cadre d’une action visant les «rodéo drivers», a indiqué dimanche la porte-parole de la zone de police Ilse Van de keere.

Les policiers sont parvenus à identifier un des quatre véhicules impliqués dans une course commise en semaine sur le plateau du Heysel et dont la vidéo a circulé sur internet. Il y a eu de plus quatre flagrants délits de conduite dangereuse.

Parmi ces derniers, le conducteur d’une Golf qui roulait à grande vitesse au croisement entre l’avenue de l’Atomium et le square de l’Atomium a dû freiner brusquement au niveau d’un passage pour piétons. Une des personnes engagées a été à ce point surprise qu’elle a trébuché en tentant de rejoindre le trottoir. Elle est tombée mais n’a pas été blessée. Le conducteur a été arrêté par la police alors qu’il commettait à nouveau la même infraction dans des conditions similaires.

Les «rodéos drivers» encourent une amende administrative de 350 euros

La Ville de Bruxelles a visiblement décidé de prendre le taureau par les cornes à l’égard des adeptes de rodéos urbains sur son territoire. Dans les cas où le parquet décide de ne pas poursuivre les auteurs et/ou de ne pas saisir le véhicule, elle recourt non seulement à l’amende administrative dont le montant peut atteindre 350 euros, mais elle autorise désormais aussi la police de zone à procéder elle-même à une saisie.

Les auteurs de ce type de sortie n’échapperont pas non plus aux frais parfois lourds de remorquage et d’entreposage de ce qu’ils transforment en bolide.

La police locale applique désormais un nouveau règlement de procédure interne daté de jeudi dernier.

Le phénomène qui a défrayé la chronique des faits divers mortels à Schaerbeek est aussi régulièrement observé sur le territoire de la Ville de Bruxelles, le long du canal, depuis les ponts de Laeken et Van Praet, en direction des faubourgs. Il l’est aussi dans les environs de l’Atomium.

Pour compléter l’arsenal répressif à sa disposition, la Ville de Bruxelles s’est appuyée sur un article de la loi sur la Fonction de police qui stipule que les membres du cadre opérationnel de la police peuvent, dans les lieux qui leur sont légalement accessibles, saisir des objets ou les animaux qui présentent un danger pour la vie ou l’intégrité physique des personnes ou la sécurité des biens, aussi longtemps que la sécurité ou la tranquillité publique l’exigent.

Les policiers doivent bien entendu suivre une procédure prédéterminée, sous la responsabilité d’un officier de police administrative.

Celle qui leur a été signifiée à la fin de la semaine dernière prévoit que si le substitut du procureur du Roi de garde n’ordonne pas la saisie judiciaire du véhicule, l’officier de la direction générale de la zone peut décider de saisir administrativement le véhicule, même lorsque le procureur du Roi aura ordonné le retrait immédiat du permis de conduire.

Dans ce cas, le véhicule peut-être récupéré après paiement, au minimum, des frais de remorquage et d’entreposage, au plus tôt, durant le premier jour ouvrable qui suit un délai de 24 heures à la fourrière. Mais le délai peut être, le cas échéant, prolongé jusqu’à la comparution du contrevenant devant le bourgmestre ou la personne qu’il aura désignée pour le représenter.