CORONAVIRUS

Coronavirus | Samsonite veut supprimer 160 emplois à Audenarde, dont 94 via un licenciement collectif

Coronavirus | Samsonite veut supprimer 160 emplois à Audenarde, dont 94 via un licenciement collectif

160 salariés du site d’Audenarde de Samsonite pourraient se retrouver sans emploi. BELGA

Samsonite annonce son intention de procéder à un licenciement collectif sur son site d’Audenarde. Cela pourrait toucher 94 salariés. L’emploi total pourrait y diminuer de 160 salariés.

Le producteur de bagages Samsonite a annoncé ce vendredi son intention de procéder à un licenciement collectif sur son site d’Audenarde (Flandre orientale), qui héberge son siège européen.

Cela pourrait toucher 94 salariés. L’emploi total pourrait y diminuer de 160 salariés en raison du non-renouvellement des contrats temporaires et intérimaires, de départs à la pension et de l’incapacité à pourvoir les postes vacants,

En mars, par exemple, les ventes ont chuté de 62% par rapport à l’année dernière

L’entreprise dit être confrontée à des conditions de marché très difficiles en raison de la crise du coronavirus, qui a entraîné une chute spectaculaire des ventes. Les gens ne voyagent en effet plus et n’ont donc plus besoin de valises, un segment duquel Samsonite tire les deux tiers de son chiffre d’affaires.

«En mars, par exemple, les ventes ont chuté de 62% par rapport à l’année dernière», illustre le porte-parole Gert Weyers. «Cela signifie que nous devons travailler sur notre structure de coûts.»

Ces circonstances et la perspective d’une reprise de la demande de voyages qui prendra du temps obligent Samsonite à prendre des mesures drastiques, justifie le numéro 1 mondial des bagages.

L’entreprise, qui dit avoir une longue tradition en Belgique, entend y «maintenir une forte présence». Grâce aux mesures structurelles prévues, elle souhaite «créer les conditions nécessaires à une croissance nouvelle et durable».

Elle emploie actuellement 790 personnes sur son site d’Audenarde. L’intention de licenciement collectif toucherait 38 ouvriers et 56 employés. Les négociations entre direction et syndicats vont débuter dans le cadre de la loi Renault sur les licenciements collectifs. L’entreprise espère qu’elles ne prendront pas trop de temps.