VIRTON

Obus, bombes, grenades, fusils: des armes par dizaines saisies à Ruette (Virton)

Obus, bombes, grenades, fusils: des armes par dizaines saisies à Ruette (Virton)

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Certaines n’étaient pas désamorcées et auraient pu faire exploser le quartier.

Des fusils en tout genre et surtout de nombreux obus, bombes ou autres grenades de la guerre 14-18 ont été saisis ces mercredi et jeudi, dans une habitation du quartier de la Gare à Ruette (Virton). Alerté par quelques renseignements glanés ça et là, Étienne Robert, responsable du service d’armes de la zone de police de Gaume, s’y est rendu hier avec d’autres policiers, pensant y trouver quelques fusils. Ils étaient loin cependant de s’attendre à ce qu’ils ont découvert: plus d’une vingtaine de fusils de différents modèles et surtout de nombreux engins explosifs disséminés dans les différentes pièces de l’habitation voire enterrés dans le jardin.

Obus, bombes, grenades, fusils: des armes par dizaines saisies à Ruette (Virton)
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Venus d’Oud-Heverlee, huit hommes du Service d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs (SEDEE) sont rapidement venus sur les lieux vu le caractère dangereux que prenait l’opération. Certains de ces engins n’étaient en effet pas désamorcés; ils ont été conduits jusqu’à la plaine de manœuvre de Lagland (Arlon) où les spécialistes procéderont à leur explosion. Un premier camion a évacué une bonne partie des armes hier, les recherches et le triage se sont poursuivis ce jeudi. «Au total, on en a sorti plus de trois mètres cube», confie l’un des membres du SEDEE dépéchés sur place.

«Il aurait pu faire exploser le quartier»

Le propriétaire de l’habitation, qui a été laissé en liberté, ne cachait pas sa passion pour les armes de ce genre. Il en était même un grand spécialiste et se rendait régulièrement en France, sur les plaines de Verdun, pour les dénicher, les emmener voire les faire exploser sur place. «Ce n’est pas quelqu’un de méchant ou dangereux, confie un voisin. On savait qu’il était passionné par tout ça et qu’il collectionnait ces engins, mais on ignorait que certains n’étaient pas désamorcés. Apparemment, avec tout ce qu’il avait là, il aurait pu faire exploser le quartier.»