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Dieselgate: Test achats invite Volkswagen à indemniser les consommateurs belges

Dieselgate: Test achats invite Volkswagen à indemniser les consommateurs belges

Les juges de la Cour fédérale allemande (BGH) ont notamment estimé que l’achat d’une voiture équipée d’un moteur truqué constituait un préjudice en soi, même si, comme Volkswagen l’avait argumenté, le véhicule restait «utilisable». AFP

C’est un premier revers judiciaire notable pour le géant de l’automobile en Allemagne.

Test achats a salué lundi la condamnation rendue par la Cour fédérale allemandede rembourser en partie un client qui avait acheté une voiture équipée d’un moteur diesel truqué. L’organisation de défense des consommateurs demande à l’entreprise automobile de faire de même avec les consommateurs belges floués.

L’action collective lancée en 2016 par Test achats a été déclarée recevable par le tribunal de première instance de Bruxelles fin 2017. «Ce dernier a également décidé de retenir le système d’opt-out, qui permet à Test Achats de représenter tous les propriétaires lésés sans que ceux-ci ne doivent faire aucune démarche», souligne l’organisation qui précise que les dates de plaidoiries n’auront lieu que les 14 et 15 février 2022.

Test achats appelle dès lors Volkswagen à rembourser les acheteur des 400.000 voitures en Belgique de «marques VW, Audi, Skoda, Seat et Porsche qui émettaient nettement plus de NOx qu’annoncé». Elle rappelle par ailleurs être ouverte à une discussion pour parvenir à une solution amiable permettant d’indemniser les consommateurs.

En équipant ses voitures de logiciels capables de les faire apparaître moins polluantes qu’elles ne le sont en réalité, le groupe automobile allemand a «trompé sciemment et systématiquement pendant plusieurs années» les autorités, «dans une optique de profitabilité», selon la justice allemande.

La Cour d’appel avait condamné le constructeur à payer 25.616 euros au client allemand et à reprendre le véhicule - une somme inférieure au prix d’achat de 31.490 euros car les juges ont pris en compte la perte de valeur due à l’utilisation, un raisonnement validé lundi par la Cour fédérale.