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Quand les pompiers de Bruxelles répondent aux sirènes... du DJ du Boeremet

Un DJ a mis le feu au tarmac de la caserne de l’Héliport ce 21 mai. C’est le Boeremet, label afterwork des Abattoirs d’Anderlecht, qui a fait cette surprise aux hommes du feu bruxellois. «Pour les remercier». Et aussi garder le lien avec ses clients.

«C’était incroyable! Une folie!»

Nicolas Bardax, pompier à Bruxelles, n’en revient toujours pas: ce 21 mai en début de soirée, lui et tous ses collègues de la compagnie 21 ont été «surpris» par le débarquement d’un DJ au sein de leur caserne de l’Héliport.

C’est le Boeremet, le label «afterwork» des Abattoirs d’Anderlecht, qui a mis sur pied cette petite surprise «pour mettre les pompiers, secouristes et ambulanciers en valeur». Résultat: le DJ Crazy Sir-G et le violoniste Ollin Kan qui mettent le feu à la cour de la caserne et les pompiers qui improvisent une petite descente en ambulance, toutes sirènes hurlantes. De quoi enflammer la toile. Et la grosse soixantaine d’hommes du feu de quart.

«L’idée, c’est de saluer le travail du personnel de première ligne en allant chez eux», confirme Stéphanie Leskens. La responsable du Boeremet a donc profité du principe des soirées virtuelles retransmises en ligne durant le confinement pour remercier ses amis pompiers. «Ils sont des habitués du Boeremet: ils viennent régulièrement chez nous pour assurer la promo de leur calendrier. On devait leur offrir ce moment de décompression».

Le Boeremet espère aussi garder le lien avec sa clientèle habituelle du jeudi, privée d’afterwork depuis plus de 2 mois. «Tout est à l’arrêt et malheureusement, on n’est pas près de reprendre», se désole l’organisatrice. «La relance du marché des Abattoirs est très compliquée à mettre en place avec les maraîchers et l’interdiction de dépasser la jauge de 50 exposants. Il y a la crainte d’un effet de masse sur le site». Les lives sur Facebook permettent en outre de «soutenir les artistes».

Quand les pompiers de Bruxelles répondent aux sirènes... du DJ du Boeremet
L’équipe du Boeremet et son DJ Crazy Sir-G, sur la caserne de l’Héliport des pompiers de Bruxelles. Boeremet

Très vite, le Boeremet aimerait saluer la police et le personnel soignant. Des pourparlers sont en cours avec l’hôpital Brugmann, l’hôpital des enfants Reine Fabiola et les communes d’Anderlecht et Jette. «Mais les plus difficiles à convaincre, ce sont les clients du jeudi soir». Pas évident en effet de remplacer le pot entre collègues par un DJ set en ligne. Alors Stéphanie Leskens et son équipe, ayant dû se résoudre à placer 4 ou 5 membres du personnel au chômage économique, mouillent le maillot comme leur DJ derrière les platines de la caserne. «On va essayer de ne pas mourir».