BELGIQUE

L’État belge et Pieter De Crem assignés en justice pour les mesures prises dans le cadre de la lutte contre le coronavirus

Une trentaine de Belges ont assigné l’État belge et le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem (CD&V) devant le juge car ils estiment que les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus sont contraires à la Convention européenne des droits l’homme. Les plaignants exigent leur retrait immédiat, rapportent plusieurs journaux flamands.

Selon l’avocat Michael Verstraeten, qui représente les plaignants, les mesures sont une «simple» copie de celles prises en Chine, sans avoir de connaissance suffisante sur le virus et sans tenir compte de la Convention européenne des droits de l’homme.

«Si vous voulez restreindre les droits et libertés des personnes, vous devez vous fixer un objectif concret pour protéger la santé publique», peut-on lire dans la citation selon Het Nieuwsblad.

Les plaignants réclament un euro symbolique. Me Verstraeten s’attend à ce que l’affaire soit traitée dans quelques semaines.

Si le ministre De Crem n’a pas encore été informé de la citation à comparaître, on précise du côté de son cabinet que les autorités défendront le processus de décision devant le juge si nécessaire.