CORONAVIRUS

L’eFoot, l’alternative numérique de l’UEFA pour jouer l’Euro en 2020

L’eFoot, l’alternative numérique de l’UEFA pour jouer l’Euro en 2020

Image d’illustration. terovesalainen – stock.adobe.com

L’Euro de foot se jouera bien en 2020… mais sur jeu vidéo! Malgré le report de la compétition en 2021 en raison de la pandémie de coronavirus, l’UEFA a maintenu sa version «esport» qui se jouera en ligne ce week-end, pour «atteindre un nouveau public, consommant le sport de façon totalement différente».

Les vainqueurs auront droit à un «prize money» de 40.000 euros, une somme non négligeable pour des joueurs dont le salaire mensuel en club varie entre 2.000 et 6.000 euros.

«On a vu la multiplication de compétitions de esport lors des derniers mois parce que c’était une alternative pour les fans et les sportifs», a expliqué à l’AFP Guy-Laurent Epstein, directeur marketing de l’UEFA, évoquant les exemples de la Formule 1 et du tennis «qui ont eu une audience assez significative».

«On se rend compte finalement que les fans sevrés de sport seraient prêts à regarder des compétitions de esport alors qu’ils ne l’avaient jamais envisagé avant.»

Avec une diffusion «la plus globale» possible via ses diffuseurs TV habituels, les canaux numériques de ses sponsors et les réseaux sociaux de ses fédérations membres, l’objectif de l’UEFA est de réunir «minimum 4 millions de personnes en cumulé sur les deux jours» du tournoi.

Pour cela, l’instance européenne mise sur l’engouement de «pays qu’on n’a pas l’habitude de voir en phase finale de nos compétitions habituelles», comme le Luxembourg, et un format attrayant où chaque participant joue avec la nation qu’il représente.

Au lieu de voir l’émergence de l’esport, notamment via des jeux comme Fornite ou League of Legends, comme «un risque» concurrentiel, l’UEFA veut plutôt s’en saisir «comme une opportunité» de rayonnement pour ses «compétitions majeures», à l’image de la Ligue des champions qui possède aussi son e-tournoi depuis 2019. «On s’engage avec l’esport pour compléter ce que l’on fait au niveau du football réel. On va continuer à investir dans le futur, aucun doute là-dessus. Je pense qu’il y aura un gros boom suite à cet eEuro», a conclu Guy-Laurent Epstein.

La compétition entre les 16 nations qualifiées devait avoir lieu en «physique» à Londres entre les demi-finales et la finale de l’Euro-2020 dans une ambiance surchauffée. Mais la crise sanitaire a bouleversé les plans. La Belgique n’a pas réussi à se qualifier pour la phase finale..