TRAIL

L’UTMB purement et simplement annulé

L’UTMB purement et simplement annulé

Après avoir bouclé la CCC il y a 12 mois, Christophe Laffineuse espérait venir à bout de la TDS cet été. il devra patienter. ÉdA

Les 10 000 participants, dont Christophe Laffineuse, avaient bataillé ferme pour en être. Ils peuvent toutefois reporter leur inscription.

L’information était dans l’air depuis quelques jours. Elle est officielle depuis ce mercredi. L’UTMB, qui devait avoir lieu du 24 au 30 août, est annulé.

La déception est évidemment énorme pour les 10 000 traileurs de 100 pays qui devaient prendre part à la 18e grand-messe du trail mondial autour du Mont-Blanc. Ceux-ci ont parfois attendu jusqu’à 3 ans pour épingler un dossard, après s’être arrachés sur des épreuves guère moins difficiles, pour cumuler les points qualificatifs nécessaires pour prétendre à un précieux sésame.

Après avoir participé à la CCC (101 km) il y a 9 mois, Christophe Laffineuse, de Hotton, aurait cette fois-ci dû prendre le départ de la TDS (145 km), la deuxième course en termes de distance en solo, derrière l’UTMB à proprement parler (170 km).

«Je suis très déçu, mais je m’y attendais, déclare ce dernier. Depuis que la France a annoncé que les rassemblements de plus de 5 000 personnes étaient interdits jusqu’à fin août, je ne me faisais guère d’illusions. Je ne croyais pas non plus à un report. Je vois mal comment on aurait pu courir à plus de 3 000 m d’altitude fin septembre, sauf peut-être avec des crampons…»

Reste le Tor pour El Idrissi

Il n’empêche. «J’avais réservé une semaine de vacances à Chamonix avec ma compagne et ma fille, et devais aussi retrouver des amis, poursuit Christophe Laffineuse. J’ai aussi versé un acompte de 500€ pour le logement. Celui-ci me sera-t-il remboursé? Ou pourrai-je le postposer en 2021? L’organisation a en effet annoncé que notre dossard restait valable pour 2021, 2022 ou 2023. Je pourrai au moins regoûter à l’UTMB et à son atmosphère à part entière sans passer par un tirage au sort.»

Mustapha El Idrissi, pour sa part, aurait dû goûter aux joies des 300 km de la PTL, avec deux équipiers. «Il me reste toutefois le Tor des Géants (NDLR: 330 km) dans le Val d’Aoste en Italie, deux semaines plus tard, j’avais prévu d’enchaîner les deux courses, relativise le Martelangeois. Je reste confiant, car il y a beaucoup moins de monde sur le Tor, 700 coureurs.»