MOUSCRON

«Samedi solidaire»: dernière ligne droite

«Samedi solidaire»: dernière ligne droite

La peur de sortir pour une famille monoparentale, une personne âgée isolée… Ils aident tout un chacun. Com.

Pour ces deux derniers samedis d’action, un appel aux moindres dons pour des personnes dans le besoin est lancé.

Peu après le début du confinement et rejoint par des amis, un Mouscronnois, Aurélien Alsters, décide de distribuer des colis aux «Vieux ménages» puisqu’il travaille en home et qu’il s’inquiète de la situation des personnes isolées, confinées.

Dons d’entreprises, de restaurateurs, de particuliers…

La pratique du porte-à-porte par le biais de leurs «Samedi solidaire» étant soumise à certaines conditions, l’équipe change son fusil d’épaule: elle propose à celles et ceux souhaitant bénéficier de vivres de les contacter. Idem pour les donateurs. «On a reçu des dons des cafés Storme, du Georgies’bar, de chez Pierre Alain, Gaston Vouzote, Hanssens Catering, Matante Hortense et même des kilos de pommes de terre d’un fermier qui souhaite rester anonyme. D’autres se joignent à nous: MSS, Vandeputte et même la bibliothèque de Mouscron qui veut participer en faisant un don de livres, dit Géraldine Callens, l’une des forces vives du groupe. On a pu distribuer 60 à 70 colis/semaine. Tous les profils y ont bénéficié: des familles monoparentales, des personnes âgées dont les enfants habitent loin… On a eu des sollicitations directes mais certaines personnes – des proches, des professeurs… – nous ont aussi indiqué qui aller voir.» À noter qu’ils n’ont pas fait que déposer un colis. «Certains voient peu de monde. Qu’est-ce qu’on a pu parler aussi avec ces personnes… On a pris le temps.»

Il ne reste plus que deux samedis spécifiques à cette action puisque la situation sanitaire semble s’apaiser et qu’il fallait fixer une date limite. Deux rendez-vous pour lesquels ils n’ont quasiment plus de vivres à distribuer. L’équipe composée d’une petite dizaine de membres fait donc appel aux moindres dons de denrées non périssables sur cette dernière ligne droite. «Si chacun pouvait ne serait-ce que regarder dans son armoire s’il avait quelque chose à offrir, cela ferait plaisir à quelqu’un d’autre.»

La fin d’une première étape, le début d’une nouvelle

Tout ne s’arrêtera pas pour autant dans une semaine. «On a forcément repéré pas mal de familles dans le besoin. On fera donc des dons ponctuels pour la rentrée des classes, la Saint-Nicolas ou Noël…», conclut Géraldine.

Les dons peuvent se faire au 113, avenue de la Bourgogne, au 6, rue Jean Sartorius, à Luingne et au 3, rue Terrienne, à Dottignies.