TÉLÉVISION

La VRT ne croit pas au plan de relance audiovisuelle adopté par la RTBF

La VRT ne croit pas au plan de relance audiovisuelle adopté par la RTBF

Belga

La radio-télévision publique flamande s’est dite prête mercredi, via ses productions, à soutenir davantage le monde culturel flamand et ses créateurs, mais demande alors à disposer de moyens financiers nécessaires pour cela.

«Nous comprenons la demande du monde culturel et du secteur créatif de plus de soutien. La VRT le ferait bien, mais avec une dotation en diminution, nous ne pouvons pas donner l’impulsion nécessaire», a commenté mercredi son président Luc Van den Brande lors d’une audition au Parlement flamand.

Devant les députés, Leo Hellemans, l’administrateur général ad interim, a rappelé de son côté que la dotation publique de la VRT avait été rabotée de 20 millions d’euros entre 2007 et 2019.

«Nous voulons bien stimuler le secteur créatif flamand, mais il faut alors qu’on ait les moyens financiers pour cela, car (réaliser) des fictions de qualité coûte cher», a souligné M. Hellemans.

Celui-ci a également évoqué avec beaucoup de scepticisme le plan de relance culturelle ‘#Restart’approuvé la semaine passée par la RTBF qui a prévu d’investir 13,4 millions d’euros pour soutenir le secteur audiovisuel et créatif du sud du pays, lourdement affecté par le confinement.

«Il s’agit d’un incroyable coup publicitaire», a jugé M. Hellemans. «Nulle part il n’est expliqué d’où vont venir ces 13,4 millions d’euros».

Selon l’administrateur de la VRT, il ne peut être question pour la télévision publique flamande de s’engager sans avoir les moyens financiers derrière.

«Peut-être le fait-on de l’autre côté de la frontière linguistique, mais nous, nous ne pouvons pas dépenser de l’argent qu’on n’a pas».