WAVRE

PHOTOS| Au marché de Wavre, c’était la ruée sur les pétunias

Pour la réouverture du marché du mercredi, ce sont les échoppes horticoles qui ont été prises d’assaut en prévision de garnir les balconnières

Ce mercredi, le marché de Wavre reprenait ses droits mais en respectant toutes les mesures prises pour la distanciation sanitaire. Et à ce niveau, la quarantaine d’échoppes présentes pour ce premier marché déconfiné était disséminée dans tout le centre-ville avec, en plus des distances respectables entre elles, un sens giratoire pour que les clients puissent faire leur achat de manière sécurisée. Tôt le matin, les échoppes horticoles, installées sur la place cardinal Mercier, ont directement été prises d’assaut par les clients. «C’est la razzia sur les pétunias et les géraniums, explique un des marchands. Les plants de tomates, les salades à repiquer ont aussi beaucoup de succès.» Les Wavriens ont bien compris que c’était le bon moment de faire ses achats pour garnir les balconnières, d’autant plus que le traditionnel marché aux fleurs qui a lieu, en général, le jeudi de l’Ascension n’aura pas lieu cette année.

Où sont les toilettes?

Du côté du rond-point de l’hôtel de ville, la police veille à faire respecter le sens giratoire imposé aux clients. Une dame se présente aux policiers de faction. «Dites pourriez-vous m’indiquer où je pourrais aller aux toilettes?» Les policiers ne peuvent pas lui répondre. Et pour cause, les cafés et bistrots sont eux toujours fermés. Ils n’ont pas trop de solutions à proposer.

Par contre, du côté des commerçants, certains trouvent que le sens giratoire mis en place n’est pas une très bonne idée. Et les commerçants se tournent eux aussi vers les policiers de faction. «Certains clients devront suivre ce giratoire pour accéder à mon commerce, interroge une commerçante de la rue Pont du Christ. Ce n’est pas une très bonne idée. On aurait pu nous consulter, avant d’instaurer ce système. Je ne suis même pas sûr qu’un sens giratoire est prévu dans la circulaire qui fixe les règles pour la réouverture des marchés.» Et sur ce point, les policiers ont été bien briefés. «Si c’est prévu comme cela, répondent-ils à la commerçante. Des choses seront probablement adaptées, pour la suite. Mais pour le moment, on s’en tient à ces mesures.» La commerçante, résignée, s’en retournera à son commerce.

La matinée a drainé un nombreux public, plutôt âgé. C’est ce qui a interpellé un client du marché qui fait patiemment la file devant l’échoppe d’un maraîcher. «C’est vraiment la population à risque qui vient au marché, explique ce Wavrien d’une quarantaine d’années. Celle qui a plus de 60 ans. Or, c’est bien cette tranche de la population qui devrait prendre le plus de précautions et restée confinée. Mais, on peut comprendre que ces personnes ressentent ce besoin de revenir à une vie plus ou moins normale après deux mois de confinement. Si j’étais à leur place je ferais pareil.»