LOUVAIN-LA-NEUVE

VIDÉO| Sarina et sa voix angélique vous donnent rendez-vous à l’heure du thé

VIDÉO| Sarina et sa voix angélique vous donnent rendez-vous à l’heure du thé

Chaque jour, à 16 h 30, Sarina, sa voix et son piano emmènent les internautes aux quatre coins du monde. -

Artiste à la voix angélique, Sarina emmène chaque jour sa communauté en voyage autour d’une tasse de thé virtuelle.

Sorti fin octobre, son album «Première» nous invitait à un voyage… qui se poursuit en ces jours de confinement. «Suite à l’annulation de concerts que je devais donner en France, en Suisse, au Luxembourg, je me suis demandé coment je vais faire pour continuer à voyager et surtout, à faire voyager les gens. Et j’ai tenté l’expérience du live Facebook, dit-elle, avouant ne pas avoir été très à l’aise avec cet exercice au départ. Comme j’adore le thé et que 16 h 30 est mon heure préférée, je me suis dit que j’allais faire un tea time quotidien…»

 

Les gens sont gentils, bienveillants, ça me donne parfois envie de pleurer.

 

Chaque jour donc, durant une dizaine de minutes, l’artiste de 25 ans propose, au piano, une de ses chansons, ou une reprise, liée à un lieu. «J’adore m’évader et chanter dans d’autres langues (NDLR: Détentrice d’un master en musicologie à l’UCLouvain, elle sait chanter en six langues). Je suis toujours un peu stressée de ne pas avoir le bon accent mais au contraire, j’ai d’excellents retours et les gens font voyager les Tea Time en les partageant. J’ai commencé par faire voyager quelques personnes et là, 45 jours après, nous sommes de plus en plus nombreux en «live», parfois 70 simultanément au rendez-vous. Ce qui est chouette, c’est que les vidéos sont encore vues après et affichent parfois plusieurs centaines de vues. Les gens sont gentils, bienveillants, ça me donne parfois envie de pleurer. Je reçois des messages en provenance du Congo, du Brésil, d’Irlande, du Canada, des États-Unis, du Portugal, des Philippines, de Russie… C’est extraordinaire!»

La fête du Japon célébrée le 5 mai

Ce mardi, le Japon était sa 46e destination. «Il y a deux jours, une dame originaire de là-bas m’a envoyé un petit mot en disant que mon japonais était excellent et en demandant s’il était possible de reprendre le chant traditionnel qui célèbre les enfants car c’était leur fête ce 5 mai. On a donc fêté ensemble les enfants du Japon!

 

En fait, cette formule permet d’avoir beaucoup d’interactions et de moments de partage avec les gens

 

VIDÉO| Sarina et sa voix angélique vous donnent rendez-vous à l’heure du thé
Sarina, 25 ans, est une artiste à l’univers pop/lyrique qui habite à Louvain-la-Neuve -
Parfois les gens m’envoient des demandes précises: j’ai chanté des génériques de séries télé, des chansons qui ont bercé l’enfance des internautes, j’ai aussi interprété une chanson pour une grand-mère à qui la petite-fille manquait, une autre pour une dame dont l’amoureux est actuellement confiné en Toscane, loin d’elle. Un jour, nous avons fêté l’anniversaire d’une petite fille avec un spécial Disney. C’est de l’improvisation car ce n’était pas prévu du tout que ça se passe comme ça à la base et c’est ce qui est magique. En fait, cette formule permet d’avoir beaucoup d’interactions et de moments de partage avec les gens, davantage qu’avec les concerts où on court dans tous les sens. Je discute avec les fans, je poursuis parfois les échanges virtuels, le soir. Les gens aussi discutent entre eux, ils se disent bonjour, se réjouissent d’être au rendez-vous, ensemble. C’est un vecteur de partage très intéressant.»

+ Retrouvez, en cliquant ci-dessous, les 45 premiers «tea time» en condensé:

Installée à Louvain-la-Neuve, dans le quartier des Bruyères, Sarina Cohn confine à Bruxelles, chez ses parents. «Mais mon amoureux est à LLN et me manque terriblement, tout comme mes amis et puis le lac!», sourit la jeune femme, victime du coronavirus il y a quelques semaines. Malgré le déconfinement qui s’annonce, elle entend poursuivre ce tea time quotidien.

Dans le monde réel, un concert est programmé le 12 novembre au Prince Club, à Rixensart.