CORONAVIRUS

Une rentrée dans les écoles en deux temps en Fédération Wallonie-Bruxelles

Une rentrée dans les écoles en deux temps en Fédération Wallonie-Bruxelles

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Le Conseil national de sécurité a donné ses recommandations pour le déconfinement ce vendredi. Pour l’enseignement, la reprise des cours, progressive et très partielle, a été abordée.

 

 

 

 

Ce vendredi soir, après plus de cinq heures de réunion, la Première ministre Sophie Wilmès a présenté les décisions du Conseil national de sécurité, qui doivent permettre de préparer le déconfinement à partir du 4 mai.

 

 

Parmi les matières abordées, l’enseignement. Depuis le 16 mars, les élèves de primaire et secondaire ne fréquentent plus les établissements scolaires.

Chaque communauté linguistique – FWB, Flandre et communauté germanophone – devra gérer le retour à l’école à partir du 18 mai. Mais celui-ci sera très progressif et partiel, précise Sophie Wilmès: «Cela ne concernera pas tous les élèves et chaque communauté aura la charge d’élaborer, en concertation avec le secteur, l’opérationnalisation de cette décision.»

 

Une rentrée en deux temps en Fédération Wallonie-Bruxelles

 

Ce samedi, la ministre de l’Enseignement Caroline Désir, le ministre-président Pierre-Yves Jeholet et les différents secteurs se sont réunis pour décider de la marche à suivre. Une réunion pour savoir quels élèves allaient reprendre le chemin de l’école.

La rentrée se fera donc en deux temps.

La première phase, le 18 mai, concerne les élèves de 6e primaire et de dernière année du secondaire (6e et 7e secondaire).

La deuxième phase est prévue à partir du 25 mai, à concurrence d’un jour par semaine pour les élèves de 1re primaire et, si possible, de 2e primaire et à concurrence de deux jours par semaine pour les élèves de 2e secondaire.

«Par ailleurs, une attention particulière sera portée aux élèves en difficulté scolaire. Les équipes éducatives sont invitées à identifier, au sein de chaque groupe-classe, les élèves qui doivent faire l’objet d’un suivi spécifique en raison de difficultés scolaires ou de besoins d’apprentissage particuliers», précise la FWB dans un communiqué.

Les élèves qui ne font pas partie des classes prioritaires sont présumés en absence justifiée.

Pour les garderies, «il s’agira d’accueillir les enfants de parents qui doivent reprendre le chemin du travail, ainsi que des enfants vivants dans des conditions sociales compliquées. Il doit néanmoins être fait appel à la responsabilité collective des parents pour que ceux-ci envisagent toutes les alternatives de garde possibles n’impliquant pas de personne à risque, afin de permettre aux écoles d’accueillir les élèves en respectant les consignes de sécurité et de se consacrer à leur mission pédagogique».

 

Les conditions de retour à l’école

– Règles de base: distanciation sociale, hygiène des mains et masques buccaux pour les élèves de plus de 12 ans et le personnel;

– Dix élèves maximum par classe, avec un minimum de 4 m carrés par élève et 8 m carrés supplémentaires par enseignant. Les places attribuées doivent être fixes;

– Pas d’interaction entre les élèves et les enseignants;

– Annulation de toute réunion non essentielle et utilisation au maximum de la vidéoconférence;

– Pas de repas chaud;

– Accès limité aux toilettes, qui seront nettoyées deux fois par jour;

– On reste à la maison au moindre symptôme;

– Des gants pour le personne d’entretien et les agents de santé;

– Nettoyage des classes chaque jour et après chaque utilisation par un groupe d’élèves différents.

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En Flandre, continuer à apprendre à lire, écrire et compter

 

Une rentrée dans les écoles en deux temps en Fédération Wallonie-Bruxelles
Jan Jambon. Photo News
Jan Jambon, ministre-président flamand, a présenté les spécificités pour la Flandre. «La date de rentrée est programmée au 18 mai, mais il y a une phase pilote qui débute le 15 mai, sous forme de test.»

Cela concerne les élèves de première et deuxième année de primaire: «Pour eux, il est important de continuer l’apprentissage pour lire, compter et écrire. L’accent est mis sur la formation pratique», a précisé Jan Jambon. Cela concerne également les années certificatives, donc la sixième année primaire et secondaire.

Les classes de maternelles restent, elles, suspendues jusqu’à la fin mai, en Flandre comme en Wallonie et à Bruxelles.