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Coronavirus: les crèches craignent pour leur survie et demandent un soutien financier

Coronavirus: les crèches craignent pour leur survie et demandent un soutien financier

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Alors qu’un déconfinement se profile à l’horizon, les crèches craignent pour leur survie, leurs revenus ayant baissé en raison de la chute de fréquentation, s’alarme jeudi la Fédération de l’accueil Unessa.

Or, les crèches tiennent un rôle indispensable en cette crise sanitaire du coronavirus, elles accueillent les enfants des parents dont la présence est requise sur le lieu de travail.

«Le rôle des crèches est vital et reconnu comme tel par les autorités. Demain, une fois le déconfinement enclenché, ce rôle sera tout aussi indispensable», relève Unessa. Pourtant, l’avenir n’est pas assuré d’un point de vue financier, s’inquiète la fédération.

Si les crèches situées à proximité d’hôpitaux, par exemple, accueillent davantage d’enfants depuis le début de la pandémie, globalement, la fréquentation de ces milieux d’accueil a «drastiquement baissé», pointe Unessa. Or, une partie des revenus des crèches proviennent de cotisations payées par les parents. Si les enfants ne fréquentent plus la crèche, cette quote-part n’est plus due, explique Jean-François Bodarwé, responsable presse pour Unessa. Ces quotes-parts «représentent 25% des budgets de fonctionnement de nos crèches. Vu le peu de marge de manœuvre lié à leurs autres sources de financement, ces 25% sont vitaux d’une part, pour le co-financement de l’emploi mais, d’autre part et surtout, pour l’entretien, l’infrastructure, la maintenance, les frais de fonctionnement généraux…», relève-t-il.

Le secteur s’inquiète car si la Fédération Wallonie-Bruxelles a prévu, dans une deuxième vague de mesures d’urgence, de prendre en compte les crèches et prégardiennats, «nous ne voyons rien venir… Et nous ne savons pas pourquoi». Unessa a lancé une pétition pour exiger au gouvernement de la FWB un «support adéquat». Elle a récolté quelque 4.000 signatures jusqu’à présent.

Outre les craintes financières, le secteur s’inquiète également du déconfinement du point de vue sanitaire. Les crèches soulignent que les gestes barrières ou la distanciation sociale ne peuvent être respectés avec des bambins. «Certaines crèches accueillent jusqu’à 160 enfants, le risque est donc loin d’être négligeable», avertit Unessa.

Unessa fédère 900 structures actives dans l’accueil, l’accompagnement, l’aide et les soins aux personnes du secteur associatif privé, à Bruxelles et en Wallonie.