ENVIRONNEMENT

«Fridays For Future» transforme sa grève mondiale pour le climat en un live-stream de 24 heures

«Fridays For Future» transforme sa grève mondiale pour le climat en un live-stream de 24 heures

Face à la crise sanitaire, la Namuroise Adélaïde Charlier et les militants du monde entier ont dû s’adapter pour continuer la lutte. © Twitter

Confinement oblige, le mouvement «Fridays For Future» inspiré par Greta Thunberg a remplacé la grève mondiale pour le climat prévue ce vendredi par une manifestation en ligne. Voici comment y participer.

Depuis le début du combat de Greta Thunberg pour attirer l’attention sur l’inadéquation des politiques climatiques, de nombreux jeunes du monde entier interpellés par les questions environnementales se sont joints à la jeune activiste suédoise. En quittant leur école pour inonder les rues, leur objectif était d’appeler à plus de considération pour la planète.

Cela aurait également dû être le cas ce 24 avril mais le coronavirus et les mesures de confinement ont modifié les plans des militants écologiques.

Face à l’impossibilité de sortir manifester, la digitalisation de la lutte s’est mise en place petit à petit. En mars, des appels à publier des photos avec des pancartes avec les hashtags #DigitalStrike et #ClimateStrikeOnline avaient déjà été lancés sur les réseaux sociaux.

 

 

Ce vendredi, jour de grève mondial pour le climat, Greta Thunberg et son mouvement Fridays For Future ont donc décidé d’organiser une grève digitale sous forme de streaming pour continuer le combat malgré le confinement.

Adélaïde Charlier et Youth For Climate seront de la partie

Chez nous, le «live stream» débute aux alentours de deux heures du matin sur la chaîne YouTube de Fridays For Future et dure 24 heures. Si vous êtes sensible à la cause environnementale, vous pouvez y rejoindre des activistes du monde entier. En fonction du décalage horaire, des créneaux raisonnables seront réservés aux pays qui souhaitent participer au débat. Pour la Belgique, ce sera 17 heures.

Les Belges de Youth for Climate sont d’ailleurs de la partie, à l’image de leur représentante francophone Adélaïde Charlier. Comme les autres pays participants, ils animeront une partie du live de Fridays for Future. «Nous prévoyons aussi un workout collectif, devant notre écran. Ce sera l’occasion de bouger avec d’autres jeunes activistes», explique la Namuroise de 19 ans.

 

La crise du coronavirus ne fait pas disparaître la crise du climat.

 

«Nous faisons appel aux citoyens pour nous rejoindre sur ces actions», exhorte la militante. «Il faut lutter tout en respectant les règles de confinement. La crise du coronavirus ne fait pas disparaître la crise du climat. Le Green Deal doit être le pilier pour relancer la société post-corona. Si nous ne le faisons pas maintenant, nous n’arriverons jamais à respecter les accords de Paris. Nous demandons aux politiques de réfléchir avant de financer certains domaines», plaide la jeune fille.

Par ailleurs, le climatologue Jean-Pascal van Ypersele donnera également une conférence en ligne, accessible sur les réseaux sociaux du mouvement Fridays For Future. Il abordera les liens entre la pandémie de coronavirus et la crise du climat, ainsi que la relance qui suivra l’épidémie.

Une action menée en marge du 50e anniversaire du Jour de la Terre

Au-delà des manifestants, des scientifiques et des musiciens participeront également à cette manifestation en ligne qui a lieu en marge de la 50e célébration du Jour de la Terre, qui avait lieu ce mercredi 22 avril.

Pour l’occasion, Fridays For Future a d’ailleurs publié une vidéo choc, intitulée «Our House is on Fire» (Notre maison est en feu) pour alerter les citoyens sur les dangers du changement climatique qui rôdent autour de nous.