BRUXELLES

VIDÉO | «La patrouille tire le frein à main, brutalise un migrant, le gaze, casse son téléphone et le jette en pleurs sur le trottoir»: enquête sur des violences policières

VIDÉO | «La patrouille tire le frein à main, brutalise un migrant, le gaze, casse son téléphone et le jette en pleurs sur le trottoir»: enquête sur des violences policières

Selon Mehdi Kassou, le jeune migrant soudanais a été brutalisé. Facebook / Mehdi Kassou

Un migrant soudanais aurait été brutalisé par des policiers ce 21 avril dans le centre de Bruxelles. Le porte-parole de la Plateforme citoyenne Mehdi Kassou se dit témoin. La zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles a saisi son service des affaires interne.

Un migrant soudanais aurait été brutalisé par des policiers mardi soir, vers 22h15, à hauteur de la place Anneessens à Bruxelles, selon le témoignage du porte-parole de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés Mehdi Kassou, relayé par différents médias mercredi et dont nous postons le témoignage ci-dessous. La porte-parole de la zone de police de Bruxelles-capitale/Ixelles Ilse Van de Keere indique que la police a été informée des faits dénoncés et que le service des affaires interne de la zone a été saisi. Ce dernier a ouvert une enquête qui devrait permettre de déterminer les circonstances de l’intervention.

 

 

Mehdi Kassou a rapporté sur sa page Facebook qu’une patrouille s’était brusquement arrêtée après avoir vu un migrant s’encourir à son approche. Une dizaine de policiers auraient alors procédé à un contrôle musclé et lui auraient cassé son téléphone. Les policiers l’auraient embarqué dans une camionnette et l’auraient fait descendre moins de trente minutes après, au niveau de la rue des Fabriques.

 

Le jeune homme, qui tentait de rejoindre un hôtel mis à disposition des sans-abri pour y passer la nuit, a été trouvé assis au sol, en larmes. Il a déclaré avoir été gazé par les policiers. Il s’est rendu aux urgences pour faire constater des lésions multiples à l’œil et sur le corps.

Le dossier est traité avec le parquet de Bruxelles, qui encadre certains devoirs. «Si les faits sont avérés, c’est inacceptable», fait valoir Ilse Van de Keere. «Nous ne tolérons pas de comportements inadéquats au sein de notre corps de police, et encore moins quand il est question de violence. Nous attendons les résultats de l’enquête. Notre volonté est de faire la pleine lumière sur cette affaire».