SAINT-GEORGES/VERLAINE

On fait déjà la file devant les pépinières et magasins de bricolage

Les pépinières et les magasins de bricolage rouvrent leurs portes dès ce samedi. Et c’est déjà l’affluence devant les portes toujours fermées… On se presse derrière une longue file de caddies. Mais apparemment, tout cela dans le calme.

Ce samedi, les magasins de bricolage et les pépinières sont autorisés à rouvrir leurs portes. Et à 9h ce matin, les commerces sont déjà pris d’assaut par les clients. De longues files se sont formées à l’extérieur. À titre d’exemple, on dénombre une vingtaine de personnes devant le Hubo de Verlaine. Tandis qu’une quarantaine de personnes attendent devant la pépinière Oh! Green de Saint Georges sur Meuse alors que le magasin n’a pas encore ouvert ses portes.

 

 

 

 

 

 

 

«Si le client s’assied sur les directives, c’est foutu»

Plusieurs magasins de bricolage ont rouvert leurs portes samedi matin, en régions bruxelloise et liégeoise notamment, constatait la CNE. «La grande distribution du bricolage (Brico, Hubo, Gamma…) a pour objectif de rouvrir au plus tard lundi à condition que toutes les mesures de sécurité soient en place», observe Delphine Latawiec, responsable du secteur commerce à la CNE.

Le Conseil national de sécurité a décidé mercredi d’autoriser les jardineries et les magasins de bricolage à ouvrir dans les mêmes conditions que les magasins d’alimentation.

Dans l’ensemble, le secteur du bricolage semble mieux préparé que ne l’était la grande distribution alimentaire un peu prise de court au début de la crise, ajoute Delphine Latawiec. «Tous les magasins de bricolage se sont mis en ordre de bataille avec pour objectif d’ouvrir le plus vite possible car les vacances de Pâques se terminent dimanche. D’un point de vue commercial, il restait donc un jour ou deux pour réaliser un bon chiffre.»

Pour les enseignes où le syndicat chrétien dispose de délégués sur le terrain, tout se passait bien samedi matin, ajoute Mme Latawiec.

La responsable rappelait que le bon déroulement d’une telle réouverture dépendait de l’attitude de trois acteurs. L’employeur doit mettre en place le matériel de sécurité adhoc; l’employé doit appliquer les consignes et utiliser ce matériel; et le client doit lui aussi assumer ses responsabilités. «Si le client s’assied sur les directives, c’est foutu», insiste-t-elle, espérant ne pas revivre des scènes vécues il y a un mois dans certains Brico où la situation était «incontrôlable».