SCIENCES - SANTÉ

Coronavirus: pourquoi porter un masque est si important dans la lutte contre la propagation du virus

Coronavirus: pourquoi porter un masque est si important dans la lutte contre la propagation du virus

Selon des chiffres communiqués par Ansys, les masques chirurgicaux permettent de capturer plus de 80% des postillons émis lors d’une toux ou d’éternuements. Reporters (Illustration)

Tandis que certains s’interrogent sur la possibilité de rendre obligatoire le port du masque, une récente étude américaine prouve l’intérêt de se protéger correctement le visage en temps d’épidémie.

À l’instar de plusieurs communes wallonnes, le collège des médecins généralistes de Belgique encourage désormais les Belges à porter un masque lors de chacune de leurs sorties. Et ce, afin de limiter un peu plus encore la propagation du nouveau coronavirus.

Toutefois, couvrir son visage avec un masque n’offre pas toujours l’assurance d’être bien protégé. En effet, comme le prouve une récente étude américaine, tout dépend de la façon dont ce masque est porté.

Initiée à la Texas Tech University et poursuivie par Ansys, une société spécialisée dans la simulation numérique, cette étude menée par l’équipe du Professeur Ming Xu démontre que des fluides peuvent s’échapper d’un masque bucal si les clips nasaux ne sont pas fermés correctement.

«Des simulations ont mis en lumière des fuites autour du nez et des extrémités du masque lorsque celui-ci est mal ajusté, résume Thierry Marchal, directeur de la section sport et santé de la société Ansys. Si le pince-nez de ces masques n’est pas correctement utilisé, des gouttelettes potentiellement contaminées (les points bancs dans la vidéo ci-dessous, NDLR) peuvent donc s’échapper.»

Selon des chiffres partagés par Ansys, les masques chirurgicaux permettent ainsi de capturer plus de 80% des postillons émis lors d’une toux ou d’éternuements.

Reste que porter correctement un masque de protection n’a rien d’une sinécure. Si les rougeurs observées sur le visage du personnel soignant illustrent quotidiennement ce constat, la simulation numérique permet aussi de démontrer à quel point la pression (et les douleurs) provoquée(s) par les masques chirurgicaux peu(ven)t être importante(s).