SAINT-NICOLAS

Polémique sur l’ouverture d’un centre de réfugiés à l’Espérance: Ecolo monte au créneau

Polémique sur l’ouverture d’un centre de réfugiés à l’Espérance: Ecolo monte au créneau

Un centre pour réfugiés devrait ouvrir prochainement sur le site de l’ancienne clinique de l’Espérance à Montegnée. EdA Hermann

Ecolo appelle le collège communal de Saint-Nicolas à garder la tête froide concernant l’ouverture prochaine d’un centre de réfugiés sur l’ancien site de l’Espérance.

La semaine dernière, le collège communal de Saint-Nicolas a appris qu’ouvrirait, vers mai ou juin, un centre pour réfugiés sur le site de l’ancien hôpital de Montegnée. Ce site accueillera 200 à maximum 400 personnes.

«Si la manière dont a été informé le collège est inadéquate, nous ne validons pas sa posture:le collège manque de sérénité et renforce l’inquiétude de la population au lieu de la rassurer, ce qui est pourtant son rôle fondamental», reconnaît Samuel Dufranne.

Et le chef de groupe Ecolo de rappeler qu’on parle ici d’un accueil limité dans le temps, de 200 à 400 personnes maximum. En comparaison, Saint-Nicolas compte 24263 habitants, dont près de 20% n’est pas belge (19,38% - classement: 252e sur 263 communes wallonnes - sources walstat). «Notre commune a une riche et forte tradition d’accueil, d’ouverture et de multiculturalité», commente le conseiller communal.

«Cette communication émotionnelle du collège et la procédure coûteuse par avocat font perdre du temps et de précieux moyens à la Commune. Cette approche risque de transformer une situation gérable en un réel problème. Nous demandons une analyse froide et objective de la situation et ne validons pas l’engagement de frais d’avocat sans vote du conseil communal. Nous rappelons également que la Commune s’est déclarée “commune hospitalière” en février 2018. Drôle de façon d’honorer cet engagement.»

Face aux arguments liés à la densité de l’habitat, Ecolo rappelle que depuis plusieurs mois, il demande un plan communal d’urbanisme, «qui reste lettre morte alors que les projets de lotissements et appartements se font, eux, toujours plus nombreux et sans régulation».

Ecolo Saint-Nicolas demande une information précise et objective sur la prise en charge par les différents niveaux de pouvoir de ce type de centre; la mobilisation, autant que le contexte de confinement le permet, des ressources communales: échevinat de la culture, plan de cohésion sociale, service social, CPAS, instruction publique... «La réaction d’autres communes, comme celle de Forêt, qui estime que les personnes sans papiers doivent pouvoir être régularisées afin de pouvoir bénéficier des droits élémentaires, notamment en cas de maladie, est en adéquation avec les circonstances exceptionnelles et humanitaires que nous vivons», conclut le groupe Ecolo par voie de communiqué.