JODOIGNE

Plusieurs blessés lors de bagarres au centre Fedasil

Plusieurs blessés lors de bagarres au centre Fedasil

Illustration BELGA

Un fait anodin lié au réseau wifi et à la diffusion de musique constituerait l’origine de la violente dispute.

Plusieurs résidents du centre jodoignois de l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile (Fedasil) ont été blessés lors de deux bagarres survenues mardi soir et dans la nuit, a-t-on appris mercredi auprès du procureur du Roi du Brabant wallon. Un suspect a été privé de liberté.

Les policiers de la zone de l’est du Brabant ont été appelés à intervenir une première fois, mardi soir vers 22h45, sur le site de Fedasil situé le long de la chaussée de Hannut, sur les hauteurs de Jodoigne. Une rixe opposant une quarantaine de personnes issues de deux communautés culturelles venait de s’y produire.

Un fait anodin lié au réseau wifi et à la diffusion de musique constituerait l’origine de la violente dispute lors de laquelle deux ou trois belligérants ont été légèrement blessés et transportés à l’hôpital. L’un des individus semblant être particulièrement impliqué dans cette altercation a été exfiltré du centre Fedasil jodoignois pour être transféré à celui de Charleroi.

Dans le courant de la nuit de mardi à mercredi, vers 2h45, un nouvel appel est parvenu aux forces de l’ordre. Cette fois, les policiers locaux ont fait appel à des renforts de plusieurs zones du Brabant wallon, du Brabant flamand et de la réserve fédérale.

Alors que l’un des blessés rentrait de l’hôpital, il a été pris à partie par un groupe de jeunes âgés entre 16 et 23 ans. Ceux-ci l’ont violemment frappé, lui brisant notamment un bras et occasionnant une incapacité totale de travail estimée initialement à un mois.

La victime a été reconduite à l’hôpital. L’un des intervenants, un homme né en 1999, a été privé de liberté. Une information judiciaire a été ouverte au parquet du Brabant wallon. «Des auditions de témoins, de travailleurs et de la direction du centre Fedasil sont en cours», précisait mercredi midi le procureur brabançon, Marc Rézette.