MOBILITÉ

Les trains plus ponctuels en mars

Les trains plus ponctuels en mars

Image d’illustration. BELGA

Les trains ont roulé de manière plus ponctuelle en mars dernier que durant le même mois il y a un an, selon les chiffres en la matière qu’a publiés lundi Infrabel. Ainsi, 92,9% des convois ont eu maximum 6 minutes de retard, contre un taux de 91,6 en mars 2018.

Le mois dernier a été exceptionnel sur le rail, nuance la société gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire. C’est en effet au milieu du mois dernier que les mesures de lutte contre le coronavirus ont été introduites. En conséquence, 90 trains aux heures de pointe ont été supprimés à partir du 16 mars et un service de train d’intérêt national a été introduit le 23 mars.

Pour Infrabel, il est difficile de mesurer l’impact de cette offre modifiée sur les chiffres de ponctualité. Selon le gestionnaire, la ponctualité était cependant déjà meilleure durant les deux premières semaines de mars que l’année dernière.

Le mois dernier, 2.907 trains ont été partiellement ou totalement annulés, soit davantage qu’au cours des derniers mois. D’après Infrabel, ce chiffre inclut une partie des trains aux heures de pointe qui ont été annulés à cause du coronavirus. «Au début de la semaine du 16 mars, certains de ces trains étaient encore annulés en temps réel, ils sont donc toujours inclus dans les statistiques», y explique-t-on. Dès qu’un plan clair a été mis en place, cela n’a plus été le cas.

La société gestionnaire de l’infrastructure souligne également qu’il n’y a pas eu d’incidents majeurs sur les voies en mars, qui auraient entraîné des annulations ou des retards, à l’exception, par exemple, de la présence de marcheurs sur la voie ou de dommages à l’infrastructure ou à la caténaire.

Le plus grand nombre de minutes de retard a été enregistré le 16 mars, lorsque les mesures contre le Covid-19 sont entrées en vigueur. Selon la SNCB, il y a plusieurs raisons à cela. «D’une part, le personnel était absent pour cause de maladie, nous avons donc dû déployer des remplaçants, ce qui pouvait entraîner des retards. C’est en partie pour cette raison que nous avons ensuite mis en place le service de trains d’intérêt national», y justifie-t-on. «D’autre part, le personnel devait également avoir suffisamment de possibilités de se désinfecter les mains. S’il n’y en avait pas, un train ne pouvait pas partir.»