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«Des enquêtes judiciaires reportées par manque de policiers»

«Des enquêtes judiciaires reportées par manque de policiers»

«La police ne peut pas être partout». Photo News

Le juge Philippe Van Linthout qui co-préside l’Association des 130 juges d’instruction de Belgique affirme que ceux-ci sont contraints de remettre de nouveaux dossiers à plus tard.

Dans la Dernière Heure jeudi, il demande au ministre de tutelle d’être attentif aux 130 juges d’instruction et aux 130 greffiers.

Les juges d’instruction constatent davantage d’arrestations de passeurs de drogue mais moins de policiers disponibles pour les enquêtes judiciaires.

Toutes les enquêtes judiciaires se poursuivent «normalement», estime le président de l’Association des juges d’instruction. «Mais nous voyons que la capacité de police est réduite. Des enquêteurs sont malades, d’autres travaillent de chez eux. Des devoirs énergivores, comme les écoutes téléphoniques qui demandent des moyens, nous devons renoncer à certaines. C’est dommage mais nous devons compter avec la situation. La police ne peut pas être partout».

M. Van Linthout note encore que «les citoyens ont l’impression qu’il n’y a plus de cambriolage puisque tout le monde est confiné à la maison. Mais il y a toujours des effractions, mes collègues vous le diront».

Il constate aussi que «dans des zones de police qu’on ne veut tout simplement plus interroger les suspects qui sont ou semblent malades». Le représentant des juges d’instruction regrette en outre que «rien n’est prévu pour nous». «Nous n’avons pas besoin d’un si grand stock de masques, de gants et de gel. Mais un minimum n’est pas superflu», souligne-t-il à l’attention des autorités.