SANTÉ

La saison des tiques a commencé

La saison des tiques a commencé

Il faut éviter un maximum les morsures de tiques et contrôler son corps après avoir passé du temps dans la nature, insiste Sciensano. Reporters (Illustration)

Le retour du beau temps signe aussi le début de la saison des tiques, rappelle ce mercredi Sciensano. En 2019, le nombre de morsures rapportées était beaucoup moins élevé que les années précédentes, note l’Institut scientifique belge de santé.

L’an dernier, 6.312 morsures de tiques ont été rapportées, contre 8.615 en 2018 et 9.220 en 2017. C’est en Flandre qu’elles ont été les plus nombreuses (53,5%). Viennent ensuite la Wallonie (45,4%) puis Bruxelles (1,1%).

Afin de déterminer les régions les plus à risques, l’institut met aussi en rapport le nombre de morsures avec le nombre d’habitants. Il en ressort que l’incidence (nombre de morsures pour 100.000 habitants), était plus élevée en Wallonie (79) qu’au nord du pays (53).

«Le nombre moins élevé de signalements de morsures en 2019 est probablement dû aux conditions météorologiques extrêmes», analyse l’épidémiologiste Tinne Lernout. L’année 2019 a en effet été marquée des températures douces en février, un mois de mai relativement froid, de fortes chaleurs en juin, juillet et août, et l’absence de précipitation durant près de 26 jours d’affilée à partir du 16 juin. Le nombre de morsures a baissé en juillet et est resté faible par la suite.

Il faut éviter un maximum les morsures de tiques et contrôler son corps après avoir passé du temps dans la nature, insiste Sciensano. En cas de développement d’une plaque circulaire rouge à l’endroit de la morsure, ou de l’apparition de fièvre et douleurs musculaires après une morsure, l’institut conseille de consulter un médecin.

Comme chaque année, Sciensano appelle les personnes mordues à le signaler via la plateforme TiquesNet sur son site.