CORONAVIRUS

Mons: le CHU Ambroise Paré lie un partenariat avec Médecins Sans Frontières

Mons: le CHU Ambroise Paré lie un partenariat avec Médecins Sans Frontières

Image d’illustration BELGA

Le CHU Ambroise Paré à Mons et l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) s’allient pour faire face à la pandémie de covid-19. La région de Mons est particulièrement touchée par le virus et MSF a décidé de soutenir un centre hospitalier directement impacté par le constat, a indiqué le CHU Montois, mercredi, dans un communiqué.

La collaboration entre le CHU et MSF s’articule sur trois axes: l’analyse et de la gestion des flux, pour, notamment, éviter la saturation ou limiter la propagation du virus, l’expertise au tri des urgences et le soutien aux équipes de terrain, dont notamment celles d’hygiène hospitalière, des urgences ou encore des soins intensifs.

MSF évalue aussi avec les équipes de l’hôpital la possibilité de produire du matériel de protection renouvelable et de réutiliser du matériel existant. «Nous disposons de l’expertise qui permettrait de nettoyer et décontaminer l’équipement des membres du personnel et participer ainsi à la résolution du problème aigu de la disponibilité des blouses et des masques au niveau national», a précisé Stephan Goetghebuer, coordinateur des activités de MSF Mons-Hainaut.

Le partenariat pourrait prendre d’autres formes, notamment en cas de besoin d’augmentation des capacités hospitalières. «Nous avons, par exemple, mis en place un dispositif de triage et d’accueil d’une capacité de 50 lits pouvant être étendue à 150 lits pour les personnes vulnérables à Bruxelles», a indiqué Stephan Goetghebuer. «Nous pourrions donc en faire autant sur Mons en montant une structure, extérieure à l’hôpital, destinée à augmenter les capacités d’hospitalisation disponibles pour des patients stables nécessitant une surveillance mais pas une prise en charge lourde.» Ces dispositions pourraient être envisagées en cas de besoin, «si notre hôpital est entièrement saturé et que le nombre de patients à hospitaliser augmente de façon significative, ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui», a précisé Stéphane Olivier, directeur général du CHU Ambroise Paré.