TOURNAISIS

Coronavirus: une dizaine d’axes vers la France bétonnés de Tournai à Brunehaut

Coronavirus: une dizaine d’axes vers la France bétonnés de Tournai à Brunehaut

On en revient à l’époque où les postes de douane étaient encore opérationnels à la frontière franco-belge… EdA

Des blocs de béton sont désormais posés sur un peu plus d’une dizaine d’axes secondaires conduisant vers la France en Wapi.

Si vous allez sur la page Facebook de la Commune de Brunehaut, vous pourrez lire que «la zone de police du Tournaisis interdit la plupart des accès “frontières secondaires” pour mieux cibler les contrôles sur d’autres axes.

Pour Brunehaut: Laplaigne-Mortagne: rue du Village; Rongy-Rumegies: chemin de Rumegies et Rongy-Lecelles: chemin de Lecelles. Pour rappel: le passage de la frontière est interdit pour des raisons autres que le travail ou l’aide aux personnes.»

Des mesures similaires ont été prises sur plus d’une dizaine de voies secondaires aux quatre coins de la zone de police, que ce soit à Templeuve (rue Cazeau), Blandain (Tréquière), Lamain (rue Jambe de bois), Esplechin (rue Maraîche et Quatre-Chins), La Glanerie, Hertain… Partout en réalité où il est possible de contourner les mesures gouvernementales imposant de ne plus quitter désormais le pays sans raison valable pendant la période de confinement.

Ces mesures, se traduisant sur le terrain par la pose de barrages similaires à ceux de Brunehaut, doivent permettre une plus grande efficacité en matière de contrôles par la limitation de ces derniers sur des axes plus importants. Bien entendu, il est impossible de bloquer la totalité des axes secondaires et en plusieurs endroits, une partie du barrage est constituée d’une barrière Nadar afin de laisser le passage aux véhicules de secours en cas de besoin. Certains automobilistes ont appris à leurs dépens, au hasard d’une rencontre avec une patrouille volante des forces de l’ordre, ce qu’il en coûte de franchir la frontière sans autorisation.

Si l’on en arrive aujourd’hui à l’adoption de mesures aussi radicales, c’est parce que des citoyens – tant français que belges – semblent se moquer encore en trop grand nombre des interdictions édictées dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Et mettent à mal, par leur attitude désinvolte, les efforts fournis par la plupart d’entre nous pour combattre efficacement la pandémie