BELGIQUE

Bilan quotidien en Belgique: 1298 nouveaux cas, 605 personnes aux soins intensifs, 42 décès supplémentaires

Bilan quotidien en Belgique: 1298 nouveaux cas, 605 personnes aux soins intensifs, 42 décès supplémentaires

AFP

Le Centre de crise national a détaillé le dernier bilan de la crise du coronavirus en Belgique. Le nombre de cas détectés explose, plus de 600 personnes sont aux soins intensifs et on dénombre 42 nouveaux décès.

Quelque 1298 nouveaux cas ont été rapportés au cours des dernières 24h en Belgique, ce qui porte à 6235 le nombre de cas confirmés par un test en Belgique.

«Le pourcentage de tests positifs montre une tendance à la hausse, avec un pourcentage d’environ 30% ces derniers jours», précise Sciensano dans son rapport. «Cette tendance à la hausse s’explique par la combinaison d’une circulation accrue du virus, une définition de cas possible plus stricte et l’utilisation de systèmes de triage dans les laboratoires, qui ont donné priorité aux échantillons les plus urgents».

Ce chiffre de 6235 contaminations sous-estime évidemment le nombre total de personnes infectées en Belgique, puisqu’il ne s’agit que des personnes dépistées.

Les hospitalisations augmentent encore

Les hospitalisations ont connu une nouvelle augmentation. Au cours des dernières 24 heures, 536 patients atteints du Covid-19 ont été hospitalisés et 128 personnes sont sorties de l’hôpital.

À la clôture du rapport, 2652 personnes étaient à l’hôpital pour des soins liés au coronavirus, et 675 personnes en sont sorties (+128).

Aux soins intensifs, 605 lits étaient occupés par des patients atteints du Covid-19, soit une augmentation de 131 en une journée.

Les décès connaissent une nouvelle augmentation, avec 42 personnes qui ont succombé durant la journée d’hier. Cela porte à 220 le nombre de décès dans notre pays.

 

Extraits de la conférence de presse

 

Le pic attendu «dans les prochaines semaines»

 

L’épidémie de Covid-19 est toujours dans sa phase ascendante en Belgique, a souligné lors du point presse quotidien le virologue Emmanuel André, porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus.

Selon les scénarios suivis et «en tenant compte de la mobilisation de toute la population pour respecter les mesures», le pic est attendu «dans les prochaines semaines», vers le début du mois d’avril.

 

Respecter les mesures pour ne pas devoir les prolonger

 

Benoît Ramacker, porte-parole du centre de crise, a de son côté déclaré qu’il était encore trop tôt pour se positionner sur une éventuelle réouverture des écoles après Pâques ou tout assouplissement des mesures de confinement. «Il est important, plus que jamais, de respecter les mesures, au risque de devoir les prolonger. […] Si elles ne sont pas respectées de manière solidaire, ça peut durer beaucoup plus longtemps.»

Le Centre de crise et le SPF Santé publique appellent tous les Belges à poursuivre les efforts menés depuis maintenant deux semaines. Il est aussi important que «chacun trouve sa routine dans cette situation difficile», a-t-il encore indiqué.

«On demande aux personnes qui sont malades de rester absolument chez elles et de porter un masque», a poursuivi Emmanuel André.

Ce dernier a par ailleurs rappelé que les antibiotiques ne fonctionnent pas contre les infections virales. «Il existe un certain nombre de traitements utilisés dans les hôpitaux dans le cadre de protocoles expérimentaux» pour vérifier qu’ils fonctionnent. Ils sont administrés en priorité aux patients «qui nécessitent les soins les plus importants».

 

La capacité de réaliser des tests augmente significativement

 

Depuis plusieurs semaines déjà, la Belgique «augmente de façon significative sa capacité à réaliser des tests en grande quantité», a indiqué Emmanuel André. «Un coup d’accélérateur très important» a encore été donné ces derniers jours pour «mobiliser tous les laboratoires hospitaliers, de biologique clinique mais aussi des universités et des entreprises pharmaceutiques».

«Cet effort va porter ses fruits et nous sommes très optimistes sur le fait que des résultats tangibles vont arriver», a-t-il assuré.

Il est nécessaire de tenir compte de la complexité de cet effort «gigantesque», a expliqué Emmanuel André. En effet, il faut prendre en considération que ces tests seront réalisés par des médecins et infirmiers, que cela nécessite du matériel de prélèvement, qu’il faut organiser le transport des échantillons, etc. «Tout ça est maintenant en train d’être préparé et nous sommes très bien avancés.»

Un autre aspect est aussi considéré: «une attention particulière devra être portée à toutes les personnes diagnostiquées positives mais aussi à tous leurs contacts, car elles ont potentiellement transmis le virus à leur entourage». Cela demandera donc aussi une «mobilisation de la communauté pour faire des recherches sur les contacts, sensibiliser et tester ces personnes»,… «C’est quelque chose qui est aussi programmé et qui sera déployé au fur et à mesure en fonction des besoins», a-t-il conclu.