MONDE

Le G20 en sommet d’urgence sur le coronavirus qui «menace l’humanité entière»

Le G20 en sommet d’urgence sur le coronavirus qui «menace l’humanité entière»

Pas de rencontre en face-à-face entre les dirigeants du G20, le sommet se fera en visioconférence. AFP

Le G20 doit tenir un sommet en urgence en visioconférence, ce jeudi, présidé par l’Arabie saoudite qui assure la présidence tournante de l’institution.

Les dirigeants des pays les plus industrialisés de la planète se réunissent pour tenter d’apporter une réponse coordonnée à la pandémie de coronavirus, malgré des mesures de confinement sans précédent affectant plus de trois milliards de personnes.

Quelque 20.600 malades du Covid-19 ont succombé à ce virus apparu en Chine en décembre. Le nombre de contaminés approche désormais un demi-million de personnes avec plus de 450.000 cas recensés dans le monde, et il «menace l’humanité tout entière», selon l’ONU.

L’Europe paie le plus lourd tribut avec deux tiers des victimes. Le bilan s’est particulièrement alourdi mercredi en Espagne (3.434 morts), qui a dépassé la Chine en nombre de décès (3.281), mais aussi en France et en Italie, pays le plus cruellement touché avec plus de 7.500 morts. Conséquence des mesures de confinement sans précédent: le monde est à l’arrêt et l’économie plonge.

Pour réfléchir à la parade, le G20, qui représente près des deux tiers de la population mondiale et les trois quarts du PIB planétaire, va préparer «une réponse globale et coordonnée à la pandémie du Covid-19 et à ses implications humaines et économiques», selon l’Arabie saoudite. Le G20 regroupe notamment les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne, l’Italie et la France.

À ce sommet vont se joindre d’autres pays affectés par le coronavirus comme l’Espagne, la Jordanie, Singapour ou la Suisse, ainsi que les dirigeants de grandes organisations internationales. Cette réunion intervient au lendemain du déblocage attendu de 2.000 milliards de dollars aux États-Unis, plan approuvé mercredi par le Sénat, et de l’adoption d’un plan de soutien de 1.100 milliards d’euros en Allemagne.