OTTIGNIES-LOUVAIN-LA-NEUVE

Coronavirus: la clinique Saint-Pierre impose le chômage temporaire pour cause de force majeure

Coronavirus: la clinique Saint-Pierre impose le chômage temporaire pour cause de force majeure

La mesure a touché d’abord le personnel administratif, puis d’autres services encore, et pourrait toucher bientôt le personnel infirmier. Archives ÉdA

Plusieurs services sont touchés par la mesure. Le personnel n’est pas heureux de ce triste sort qui lui est réservé.

Avec une clinique qui se vide et moins de 200 lits occupés, dont 36 lits «Covid-19», il y a visiblement trop de personnel pour le travail à effectuer à la clinique Saint-Pierre d’Ottignies. D’où la décision de la direction de mettre du personnel au chômage temporaire pour cause de force majeure. Pas du goût du personnel qui accumule les heures supplémentaires toute l’année avec des horaires de dingue, avec des difficultés pour récupérer ces heures, et qui devrait accepter de perdre de l’argent dans ces jours difficiles pour le personnel hospitalier.

 

Mais voilà, un courrier a été envoyé à une bonne partie du personnel, annonçant cette mesure qui a pris effet le 16 mars, sans trop faire de bruit, mais qui commence à toucher de plus en plus de services. La mesure a touché d’abord le personnel administratif, puis d’autres services encore, et pourrait toucher bientôt le personnel infirmier.

La direction des ressources humaines explique ainsi via un courrier, les formalités à accomplir pour bénéficier d’allocations de chômage pour les jours visés. Sont concernés «ceux d’entre vous qui dans les circonstances exceptionnelles que nous connaissons actuellement, sont malheureusement touchés par du chômage temporaire pour force majeure en raison de la décision des autorités, d’imposer un arrêt des activités des consultations et interventions non urgentes aux institutions hospitalières avec le déclenchement du plan d’urgence hospitalier».

Les ressources humaines veilleront à introduire les jours et heures de chômage temporaire pour force majeure par voie électronique sur le site de la sécurité sociale par la voie d’une DRS (déclaration de risque social) parallèlement à la mise en œuvre du paiement des rémunérations de mars, de sorte que le personnel puisse percevoir les allocations le plus rapidement possible.

Certains sont révoltés. «Déjà qu’on travaille des journées entières avec un minimum de protection, avec tous les risques que cela comprend pour nos proches, on va donc ponctionner nos revenus. Le personnel administratif, aux yeux de beaucoup, est bien peu de choses à côté des médecins qui sauvent des vies.» Du personnel qui a été d’abord invité à apurer ses heures supplémentaires, et qui maintenant est donc poussé au chômage.

Ajoutons que ce mercredi, concernant les patients touchés par le coronavirus, 28 sont installés dans des chambres normales, dont un en pédiatrie et deux en gériatrie, alors que 8 patients sont aux soins intensifs.