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Coronavirus | Une station-service belge accessible aux seuls Français

Coronavirus | Une station-service belge accessible aux seuls Français

Impossible d’atteindre les pompes du côté Belge, par contre, depuis la France, pas de souci… EdA

Certaines frontières de Wallonie picarde sont bloquées par des blocs de béton. Ce qui donne parfois lieu à des situations complètement surréalistes. Comme ici, à Laplaigne, dans l’entité de Brunehaut...

Comme expliqué précédemment, certains axes secondaires situés sur la frontière franco-belge ont été fermés par des blocs de béton afin de faire respecter les règles de confinement, tant par les Belges que par les Français d’ailleurs. Ce qui permet aussi aux forces de l’ordre de concentrer les contrôles sur les axes principaux.

C’est notamment le cas sur la route qui conduit de Laplaigne à Mortagne-du-Nord (F), au bout de la rue du Village, à hauteur de la station-service de la Baraque. Laquelle doit précisément son nom au fait qu’elle est située à proximité de l’endroit où se dressait jadis une aubette abritant des douaniers.

Le souci, c’est que les blocs de béton ont été ici posés de manière telle que la station n’est plus accessible qu’aux seuls automobilistes français.

Une situation surréaliste si l’on considère que cette pompe est belge, qu’elle est bien située sur le territoire belge et qu’elle est approvisionnée par des camions-citernes venant de... Belgique.

Le gérant de la station nous a expliqué que la pose des blocs de béton se voulait problématique en cet endroit car, nous a-t-il dit, «la route est ici d’un côté située sur la France et, de l’autre, sur la Belgique…»

Cette situation est loin d’être unique dans la région et pourtant, en d’autres endroits, les blocs de béton ont été posés de manière rectiligne sans que l’on se pose la question de savoir si l’on suivait pile-poil le tracé effectif de la frontière. Ce qui est d’ailleurs quasiment impossible. Dans le cas d’espèce, l’alignement des blocs forme une courbe incitant (ou plutôt obligeant) les conducteurs français à entrer avec leur véhicule directement dans la station, alors que, depuis la Belgique, c’est totalement impossible.

À la question de savoir si cette situation ne poserait pas un problème d’approvisionnement pour les camions-citernes belges chargés de cette mission, le gérant nous a expliqué que ces derniers disposent d’un tuyau suffisamment long pour atteindre les pompes lorsqu’ils sont garés le long des blocs de béton (côté belge, bien entendu). Le gérant a conclu en avouant qu’en définitive cette situation l’arrange plutôt bien puisque sa clientèle est majoritairement française. De plus, nos voisins de Mortagne du Nord, ne dispose pas de pompe proche du côté français alors que du côté belge, il y en a d’autres à proximité, notamment à Bléharies. C’est ce qui s’appelle être solidaire avec nos voisins du Nord qui sont dans la même galère que nous, finalement…

+ MISE À JOUR | Les blocs de béton ont été déplacés