EUROPE

Quand la pandémie de coronavirus bloque les réfugiés aux frontières

Quand la pandémie de coronavirus bloque les réfugiés aux frontières

Les migrants sont livrés à eux-mêmes. AFP (Illustration)

La pandémie de coronavirus, qui a poussé de nombreux pays, dont ceux de l’Union européenne, à fermer leurs frontières, ne doit pas priver les demandeurs d’asile de refuge ni les obliger à rebrousser chemin, a estimé ce jeudi l’ONU.

 

 

Pour Filippo Grandi, Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), «tous les États administrent leurs frontières dans le contexte de cette crise unique comme ils l’entendent» alors que le Covid-19 a infecté plus de 217.000 personnes et fait plus de 9.000 morts dans le monde.

«Mais ces mesures ne devraient pas entraîner la fermeture de routes vers l’asile, ou forcer les populations à retourner vers des situations de danger», a-t-il averti dans un communiqué, alors que les États membres de l’Union européenne ont décidé de fermer leurs frontières extérieures pour 30 jours.

«Des solutions existent» pour laisser entrer les réfugiés tout en s’assurant qu’ils ne sont pas porteurs du virus ou qu’ils ne seront pas au contact des populations locales, fait valoir Filippo Grandi.

 

N’oublions pas ceux qui fuient la guerre et les persécutions. Plus que jamais, ils ont besoin de solidarité et de compassion.

 

«Si un risque sanitaire est identifié, des dispositifs de contrôle peuvent être déployés, avec tests de dépistage, placement en quarantaine, entre autres mesures», selon lui.

«En ces temps difficiles, n’oublions pas ceux qui fuient la guerre et les persécutions. Plus que jamais, ils ont besoin - nous avons tous besoin - de solidarité et de compassion», a-t-il souligné.

Selon l’ONU, plus de 70 millions de personnes dans le monde ont été contraintes de fuir leur foyer en raison de conflits, de persécutions, de violences et d’exactions, dont plus de 20 millions sont des réfugiés.

Le HCR estime que 84% des réfugiés vivent dans des pays à faible ou moyen revenu, et dont les systèmes de santé, d’eau et d’assainissement sont les plus précaires.